Pierre Hébert

News Blog Biography Projects Filmography Publications Books&DVDs

Saturday 27 September 2008

Autres projets musicaux

  • Improvisation collective d'animation en direct entre Jean Detheux, Pierre Hébert et le collectif Basmati (Saul Saguatti de Bologne et Audrey Coïaniz de Marseille) avec de la musique de Jean Derome et de ses amis, à la Casa Obscura, Montréal, 17 septembre 2008. Lisez les NOTES. Visionnez la VIDÉO.
  • Filature de Joane Hétu, conception vidéo et mixage en direct, Guelph Jazz Festival, Guelph, Canada, 5 septembre, 2008.
  • Glaces (Ghiaccie) performance solo. musique de Pierre Duchesne, IO PROJECT (Investigation about Ontology), Macchiagodena, Italie, 17 mai 2007.
  • Glaces avec Pierre Duchesne, Rendez-vous du cinéma québécois, 22 février 2008, Cinémathèque Québécoise, Montréal. Lisez les NOTES - Visionnez la VIDÉO.
  • Fantômes - Le Métro reloaded avec Robert Marcel Lepage et René Lussier, événement spécial du Festival du nouveau cinéma, à l'occasion du lancement du coffret DVD Pierre Hébert -La science des images animées, 17 octobre 2007, à la Société des arts technologiques, Montréal. Visionnez les videos : (1), (2).
  • Filature de Joane Hétu, conception vidéo et mixage en direct, Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville , 21 mai, 2007, Théâtre Laurier, Victoriaville, Canada.
  • Soirée d’ouverture de Champ Libre, performance avec Diane Labrosse, 18 septembre 2006, auditorium de la Grande bibliothèque, Montréal, Canada.
  • Soirée d’improvisation collective, 20 mai 2006, Computational Poetics Gathering, Simon Frazer University, Vancouver, Canada.
  • Filature, conception vidéo et mixage en direct pour un théâtre sonore de Joane Hétu, 16 au 18 février 2006, Usine C, Montréal, Canada.
  • Improvisation, avec Fred Frith, Intersection for the Arts, 23 septembre, 2004, San Francisco,USA.
  • Improvisation, avec Theo Bleckman, Barre Philips et….., Guelph Jazz Festival, septembre 2004, Guelph, Canada.
  • Hommage à Francis Bacon avec Bob Ostertag et Theo Bleckmann, Fundacao Serralves, mars 2003, Porto, Portugal.
  • Improvisation, avec le bassiste Carlos Bica, dans le cadre du Symposium sur l’animation et les autres arts organisé par la Casa da animacao, 22 novembre 2001, Théâtre Rivoli, Porto, Portugal.
  • Fleuve (ScratchVidéo/gravure sur pellicule) avec Éric Gagnon et Frédéric Lebrasseur, dans le cadre du Mois multi, les 9-10 février 2001, Méduse, Quebec ; dans le cadre de Vasistas, les 15-16 février 2001, Le Théâtre de la Chapelle, Montréal; également le 19 août. 2001, Théâtre de la verdure, Montréal.
  • Piano quatre mains, improvisation cinéma/musique avec le pianiste Guillaume Dostaler, 9 septembre 2000 à Calgary (Quickdraw Animation Society), 20 septembre. à Ottawa (Festival international du film d’animation) et les 28 et 30 septembre, Cinémathèque Québécoise, Montréal.
  • Test (ScratchVidéo/gravure sur pellicule), avec Éric Gagnon, Rendez vous du cinéma québecois,, 25 février 2000, Cinémathèque québécoise, Montréal ; Galerie Axe Néo 7, 13 juillet, Hull ; soirée PRIM/Vidéographe (avec Fred Lebrasseur), 15 septembre,… ; 6 octobre, Musée de la Civilisation (avec Jocelyn Robert et Pascale Landry), Québec.
  • Improvisation, avec Andrea Martignoni, 6 avril 2000, Festival Kind of Blues, Milan, Italie.
  • Entre Basura y Ciencia, avec Bob Ostertag et Baltasar Lopez, 11-13 février 2000, Yerba Buena Center for the Arts, San Francisco, USA.
  • Conference/Performance (performance solo de gravure sur pellicule en direct avec une musique pré-enregistrée de Bob Ostertag, parfois sous le titre Machines essoufflées), en 1999 au Student Animation Festival Ottawa et au Festival Fantoche (Baden, Suisse) ; en 2000, le 27 novembre, au Café-théâtre La Vieille Grille, Paris, le 23 novembre, à l’Universitade de Aveiro, Aveiro, Portugal, le 21 novembre au festival Tele Ciencia, Universitade de Tras-os-montes e alto douro, Villa Real, Portugal, le 19 novembre au Holland Animation Festival, Utrecht, Pays Bas ; en 2000, le 27 septembre, Cinémathèque québécoise, Montréal ; en 2001, le 23 janvier, à l’Université de Sonora, Hermosillo, Mexique, le 31 octobre, au CEGEP de Saint-Laurent, Montréal, le 1ier décembre, à la Maison du livre de l’image et du son, Villeurbane (Lyon), France, le 15 décembre, au centre d’artistes Hallwalls, Buffalo, USA ; en 2002, les 1ier et 2 octobre au cinéma FilmStudio, Rome, Italie.
  • Nous perçons les oreilles, improvisation cinéma/musique avec Jean Derome et Johanne Hétu et Sylvie Massicotte, 17 mars 1998, Maison de la culture Mt-Royal, Montréal.
  • Improvisation, avec Bob Ostertag, Festival Sonic Acts., 28 aout 1997, Paradiso, Amsterdam, Pays-Bas.
  • Spiral, film et diapositives pour un spectacle multidisciplinaire de Bob Ostertag sur un texte de David Wojnarowicz, .(production The Exploratorium), 26 et 27 avril, 1996, Cowell Theater, San Francisco, USA.
  • Le combat avec l'ange, avec Robert M. Lepage, nov. en clôture du Festival de film de Belfort / Entre-vues, 1995, Belfort, France.
  • Improvisation avec David Borden, le 22 juillet 1993, Cornell Cinéma, Cornell University, Ithaca, USA.
  • I think we should (burn the damned thing down), avec Bob Ostertag, du 6 au 14 novembre, Vienne, Innsbruck, Wels, Salzburg, Nurnberg et Ulm, Autriche/Allemagne.
  • Sooner or later, avec Bob Ostertag, 21 au 24 mars 1991, festival Taktlos, Berne, Zurich et Bâle, Suisse ; également sous le titre Starting from scratch, 21 février 1991, Pacific Film Archive, Berkeley, et 24 février, San Francisco Cinematheque, The Eye Galery, San Francisco, USA.
  • La plante humaine, avec Robert M. Lepage, du 17 au 28 octobre 1990, Festival du Nouveau Cinéma, Théatre La Chapelle, Montréal ; également 5 avril, CEGEP de Matane, 13 avril Galerie OPTICA, Montréal, et du 26 juillet au 1er aout 1991, tournée en Bretagne, France.
  • In Memory, film et animation en direct sur une pièce musicale de Fred Frith, festival Next Wave/New Music America 89, 14 novembre 1989, Brooklyn Academy of Music Playhouse, , New York, USA.
  • Fred Frith connection projekte, avec 15 musiciens et une danseuse, du 13 au 15 mai 1989, New Jazz Festival, Moers, Allemagne.
  • Performances solo de gravure sur pellicule en direct, 29 mars 1989, Ecole d'arts visuels de l'Université d'Ottawa.
  • Performances solo de gravure sur pellicule en direct, 20 au 22 mars 1989, Centre de formation technique Les Gobelins, Paris, France. 29 mars 1989, Ecole d'arts visuels de l'Université d'Ottawa.
  • Duo Frith/Hébert avec Fred Frith, les 6, 7 et 8 janvier 1989, Musée d'art contemporain, Montréal ; également le 1er juillet 1989, Glasgow International Jazz Festival, Royaume-Uni.
  • Mutations, films, diapositives et dessins sur les décors pour un spectacle multi-média de Michel Lemieux présenté en première aux Jeux olympiques d'hiver de Calgary puis à Montréal, au Métropolis, au mois de mars, pendant 3 semaines.
  • Adieu Leonardo avec Jean Derome, Robert M. Lepage et René Lussier, du 9 au 17 octobre 1987, en marge de l'exposition Léonard de Vinci, ingénieur et architecte au Musée des Beaux-Arts de Montréal ; également le 4 avril 1988 au Du Maurier Theatre, Harbour Front, à Toronto ; puis en duo avec Robert M. Lepage dans le cadre du 5ième Festival international de la bande dessinée, les 6 et 7 avril 1989, Centre d'essai de l'Université de Montréal, puis du 2 août au 7 septembre, tournée aux Pays Bas (ouverture du Holland Animation Festival, t'Hoogt, Utrecht; théatre Frascati, Amsterdam; Middleburgh Film Theater; Oude Theater, Oss).
  • Adieu bipède avec Jean Derome, Robert M. Lepage et René Lussier, l0 février 1987, Rendez-vous du cinéma québécois ; également du 1ier au 3 avril 1987 à Chicoutimi, Jonquière et Alma.
  • Confitures de Gagaku, spectacle multidisciplinaire de Jean Derome, du 18 au 28 septembre 1986, Centre culturel Calixa-Lavallée, Montréal ; également en ouverture du Festival international de musique actuelle de Victoriaville-1987, et le 19 mars 1988, Spectrum, à Montréal.
  • La symphonie interminable (spectacle cinéma/musique avec Jean Derome, Robert M. Lepage et René Lussier) tournée européenne à LaRochelle, Paris, Bruxelles et Amsterdam, en décembre 1985, puis 14 représentations en février et avril 1986 au Cinéma ONF du Complexe Guy Favreau, Montréal.
  • Chants et danses du monde inanimé avec Robert M. Lepage et René Lussier, en 1984 à Rouyn-Noranda, Montréal et Québec, puis en 1985, à Sherbrooke, à Victoriaville, au Festival international de Jazz de Montréal et à la Galerie Optica.

Other projects with music

  • Collective improvisation of live animation between Jean Detheux, Pierre Hébert et the Basmati collective (Saul Saguatti from Bologna and Audrey Coïaniz from Marseille) with music by Jean Derome and his friends, at the Casa Obscura, Montreal, September 17 2008. Read the NOTES. See the VIDEO.
  • Filature by Joane Hétu, live video mixing , Guelph Jazz Festival, Guelph, Canada, September 5 2008.
  • Glaces (Ghiaccie) solo performance with music by Pierre Duchesne, IO PROJECT (Investigation about Ontology), Macchiagodena, Italy, May 17, 2008.
  • Glaces (Floating Ice) duet with Pierre Duchesne, Rendez-vous du cinéma québécois, February 22 2008, Cinémathèque Québécoise. Read the NOTES - See the VIDEO
  • Fantômes - Le Métro reloaded with Robert Marcel Lepage and René Lussier, special event of Festival du nouveau cinéma, for the launching of the DVD set Pierre Hébert -The Sience of Animated Images, Octobre 17 2007, at Société des arts technologiques, Montreal. See the videos : (1), (2).
  • Filature by Joane Hétu, live video mixing, Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville , May 21, 2007, Laurier Theater, Victoriaville, Canada.
  • Opening of Champ Libre, performance with Diane Labrosse, September18, 2006, Grande bibliothèque auditorium, Montreal, Canada.
  • Evening of collective improvisation, May 20, 2006, Computational Poetics Gathering, Simon Frazer University, Vancouver, Canada.
  • Filature, live video mixing for a musical theater piece by Joane Hétu, February 16 to 18, 2006, Usine C, Montreal, Canada.
  • Improvisation, with Fred Frith, Intersection for the Arts, September 23, 2004, San Francisco,U.S.A.
  • Improvisation, with Theo Bleckman, Barre Philips et….., Guelph Jazz Festival, September 2004, Guelph, Canada.
  • Homage to Francis Bacon with Bob Ostertag and Theo Bleckmann, Fundacao Serralves, March 2003, Porto, Portugal.
  • Improvisation, with Carlos Bica, Symposium on Animation and Other Arts, organized by Casa da animacao, November 22. 2001, Rivoli Theater, Porto, Portugal.
  • Fleuve (ScratchVidéo/scratching on film) with Éric Gagnon et Frédéric Lebrasseur, February 9-10, 2001, Mois multi, Méduse, Quebec ; February 15-16, Vasistas, 2001, Théâtre de la Chapelle, Montreal; August 19. 2001, Théâtre de la Verdure, Montreal.
  • Four hands Piano, improvisation with Guillaume Dostaler, September 9, 2000 Quickdraw Animation Society Calgary; September 20, 2000,. Ottawa International Aniamtion Festival; September 28 and 30, Cinémathèque Québécoise, Montreal.
  • Test (ScratchVidéo/scratching on film) with Éric Gagnon, Rendez vous du cinéma québecois,, February 25, 2000, Cinémathèque québécoise, Montréal ; July 13, Galerie Axe Néo 7, Hull ; soirée PRIM/Vidéographe (with Fred Lebrasseur), 15 September 15, Cabaret Le Lion d’Or, Montreal; October 6, Musée de la Civilisation (avec Jocelyn Robert et Pascale Landry), Québec.
  • Improvisation, with Andrea Martignoni, April 6, 2000, Kind of Blues Festival, Milano, Italy.
  • Entre Basura y Ciencia, with Bob Ostertag et Baltasar Lopez, February 11-13 2000, Yerba Buena Center for the Arts, San Francisco, U.S.A.
  • Conference/Performance (solo performance with recorded music by Bob Ostertag, sometimes under the title Breathless Machines), November 27, 1999 Festival Fantoche, Baden, Switzerland; October,1999, Student Animation Festival, Ottawa; September 27, 2000, Cinémathèque québécoise, Montreal ; November 19, 2000, Holland Animation Festival, Utrecht, Nederlands ; November 21, 2000, Tele Ciencia Festival, Universitade de Tras-os-montes e alto douro, Villa Real, Portugal; November 23, 2000, Universitade de Aveiro, Aveiro, Portugal; November 2000, Café-théâtre La Vieille Grille, Paris; January 23, 2001, Sonora University, Hermosillo, Mexico, October 31 2001, CEGEP de Saint-Laurent, Montreal, Décember 1, 2001, Maison du livre de l’image et du son, Villeurbane (Lyon), France; Décember 15, 2001, Hallwalls artist center, Buffalo, USA ; October 1-2, 2002, FilmStudio, Rome, Italy.
  • Nous perçons les oreilles, cinema/music/writing impro with Jean Derome, Johanne Hétu and Sylvie Massicotte, March 17 1998, Maison de la culture Mt-Royal, Montreal.
  • Improvisation, with Bob Ostertag, Sonic Acts Festival., August 28, 1997, Paradiso, Amsterdam, Nederlands..
  • Spiral, films for a multidisciplinary piece by Bob Ostertag on a text by David Wojnarowicz, .(production The Exploratorium), April 26-27, 1996, Cowell Theater, San Francisco, USA.
  • Le combat avec l'ange, with Robert M. Lepage, Festival de film de Belfort / Entre-vues, November1995, Belfort, France.
  • Improvisation with David Borden, July 22, 1993, Cornell Cinema, Cornell University, Ithaca, USA.
  • I think we should (burn the damned thing down), with Bob Ostertag, du 6 au 14 November 6 to 14, Vienna, Innsbruck, Wels, Salzburg, Nurnberg et Ulm, Austria/Germany.
  • Sooner or later, with Bob Ostertag, March 21 to 24, 1991, Taktlos festival, Bern, Zurich and Bazel, Suitzerland ; also under the title Starting from scratch, February 21, 1991, Pacific Film Archive, Berkeley, and February 24, San Francisco Cinematheque, The Eye Galery, San Francisco, USA.
  • La plante humaine, with Robert M. Lepage, October 17 to 28, 1990, Festival du Nouveau Cinéma, Théatre La Chapelle, Montreal ; also April 5, 1990, CEGEP de Matane, April 13, 1990, OPTICA Galery, Montreal, and from July 26 to August 1 1991, tour of Brittany, France.
  • In Memory, film and live animation on music by Fred Frith, Next Wave/New Music America festival 89, November 14, 1989, Brooklyn Academy of Music Playhouse, , New York, USA.
  • Fred Frith connection projekte, with 15 musicians and one dancer, May 13 to 15 1989, New Jazz Festival, Moers, Germany.
  • Solo performances of live scratch animation, March 20 to 22 1989, Centre de formation technique Les Gobelins, Paris, France; March 29, 1989, School of visual arts, Ottawa University.
  • Frith/Hébert Duet with Fred Frith, January 6 to 8, 1989, Contemporary Art Museum, Montreal ; also July 1, 1989, Glasgow International Jazz Festival, United Kingdom.
  • Mutations, films, transparencies and drawings for a multi-média show by Michel Lemieux, Calgary Winter Olympic Games, also in Montreal, Métropolis, three weeks in March.
  • Adieu Leonardo with Jean Derome, Robert M. Lepage et René Lussier, du 9 au 17 October 9 to 17, 1987, at the Montreal Museum of Fine Arts; also April 4, 1988, Du Maurier Theatre, Harbour Front, Toronto ; then with Robert M. Lepage, 5ième Festival international de la bande dessinée, April 6-7 1989, Centre d'essai de l'Université de Montréal, August 2 to September 7, tour in the Nederlands (Holland Animation Festival, t'Hoogt, Utrecht; Frascati Theater, Amsterdam; Middleburgh Film Theater; Oude Theater, Oss).
  • Adieu bipède with Jean Derome, Robert M. Lepage and René Lussier, February 10 1987, Rendez-vous du cinéma québécois ; April 1-3 1987, Chicoutimi, Jonquière and Alma.
  • Confitures de Gagaku, multidisciplinary show by Jean Derome, September18 to 28 1986, Centre culturel Calixa-Lavallée, Montreal ; opening of the Festival international de musique actuelle de Victoriaville-1987, and March 19, 1988, Spectrum, Montreal.
  • La symphonie interminable with Jean Derome, Robert M. Lepage and René Lussier, European Tour (LaRochelle, Paris, Bruxelles and Amsterdam) December 1985; 14 presentations, February and April 1986, Cinéma ONF du Complexe Guy Favreau, Montreal.
  • Chants et danses du monde inanimé with Robert M. Lepage and René Lussier, in 1984, Rouyn-Noranda, Montreal et Quebec City, and in 1985, Sherbrooke, Victoriaville, and Montreal International Jazz Festival.

Sunday 27 July 2008

Buy the DVD set - acheter le coffret DVD

Informations to buy the DVD set Pierre Hébert, the Science of Moving Images published by The National Film Board of Canada in 2007.

For Canadian and US customers only, the DVD set can be bought on line at http://www.nfb.ca/boutique.

International customers must proceed by e-mail ( customerservice@nfb.ca ), by phone (+1-514-283-9000) or by fax (+1-514-283-7564).


Informations pour acheter le coffret DVD Pierre Hébert, la science des images animées édité par l'Office national du film du Canada.

Pour les clients du Canada et des États-Unis seulement, le coffret DVD peut être acheté en ligne à http://www.onf.ca/boutique.

Pour les clients internationaux, on doit procéder par couriel ( serviceclient@onf.ca), par téléphone (+1-514-283-9000) ou par télécopieur (+1-514-283-7564).


Sunday 13 July 2008

LIVING CINEMA fr.

VOIR LA FICHE TECHNIQUE


vidéo de Entre la science et les ordures

vidéo de Espèces menacées

vidéo de La statue de Giordano Bruno

vidéo de Special Forces

vidéo de Living Cinema à Roulette - Special Forces.


Ce projet a d’abord commencé par un spectacle présenté à San Francisco au Yerba Buena Center for the Arts, en février 2000, sous le titre Entre ciencia y basura. Il comprenait de la musique (Bob Ostertag), de la gravure sur pellicule en direct (Pierre Hébert) et du théâtre (Baltazar Lopez). Il s’est poursuivi sous une forme plus légère, plus apte à la tournée, avec Bob Ostertag et Pierre Hébert.

La première phase du projet consista en l’écriture d’un logiciel de traitement vidéo en direct pour Pierre Hébert qui ainsi abandonna défénitivement la gravure sur pellicule en direct comme base de performance. Grâce à l’appuie de Joshua Kit Clayton, Bob Ostertag a écri ce logiciel avec la première version béta de ce qui allait quelques années plus tard devenir le populaire logiciel de traitement vidéo Jitter. Between Science and Garbage, la première pièce de Living Cinema, fut un des premiers spectacles à être présenté en public avec Jitter, cela bien avant qu’il ne fut commercialisé. Le développement de ce logiciel, tant pour s’adapter aux besoins de la performance elle-même que pour suivre l’évolution de Jitter, fut une partie importante de l’histoire de Living Cinema. Cependant, le but de ce projet ne fut jamais l’ostentation de prouesses informatiques, mais plutôt de constamment mettre en scène la confrontation entre le déploiement corporel des performeurs et l’action des machines de sorte à ce que le processus reste le plus transparent possible aux yeux des spectateurs.

Bien qu’il y ait eu quelques performances exploratoires au printemps 2001, le véritable point de départ de Between Science and Garbage et de Living Cinema fut le spectacle présenté au Walker Center for the Arts, à Minneapolis, le 20 septembre 2001, une semaine après l’attaque du World trade Center à New York. C’est à ce moment que le projet a trouvé son caractère de commentaire à vif, sur le fil du razoir, de l’état du monde. Between Science and Garbage a été présenté pendant deux ans, jusqu’au de la guerre en Irak. À ce moment, une version film de la performance a été réalisée et publiée en DVD sous étiquette Tzadik. Hébert et Ostertag ont alors enchaîné avec une nouvelle pièce Endangered Species, qui faisait référence à la poursuite de la guerre en Irak et à la réélection de Georges W. Bush à la présidence des États-Unis. Cette pièce a été présentée jusqu’à la fin de 2005. Une version film est en préparation.

Special Forces, la toute nouvelle pièce de Living Cinema, fut inspiré par les bombardements du Liban à l’été 2006. Après quelques présentations à l’état de work in progress, la première mondiale a eu lieu en avril 2007 à Beyrouth même, dans le cadre su festival Irtijal de musique expérimentale. Elle a ensuite été présenté au San Francisco International Film Festival, à Roulette à NewYork et au Festival international du cinéma indépendant de Buenos Aires.

Depuis 2001, il y a eu une soixantaine de présentations de Living Cinema à travers le monde (aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, en Argentine, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France, au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Slovénie, au Liban et au Japon). Le fait qu’il s’agisse d’un travail totalement improvisé a permis de constamment adapter la performance aux événements les plus récents de l’actualité internationale. La présentation de la pièce principale a souvent été accompagné de pièces de circonstance faite à partir d’images vidéo tournées le jour même dans les villes où la performance était présentée (par exemple, La statue de Giordano Bruno qui fut présentée à Rome d'après un tournage vidéo fait l'après-midi même sur le Campo dei fiori. Visionnez la VIDÉO).

Pour plus d’information au sujet de Living Cinema et des conditions de présentation d’une performance, contacter Pierre Hébert (ph@pierrehebert.com) ou Bob Ostertag (bob.ostertag@mac.com)

Connectez-vous au BLOG.

Voir aussi le site de Bob Ostertag

Seule la main...

Only the hand..., Solo la mano...

VIDÉO, en anglais (Vancouver).

VIDÉO, en français (Beyrouth) .

VIDÉO, en italien (Macchiagodena).

VIDÉO, tournage de la performance à Macchiagodena, Italie.

PHOTOS de Petra Benovsky performance de Macchiagodena.

La performance Seule la main… a commencé à Vancouver en février 2007 à l’occasion d’une visite au Emily Carr Institute of Art and Design pour rencontrer des étudiants en cinéma d’animation. Une soirée image/musique fut organisée à cette occasion par le groupe Computational Poetics au cours de laquelle je devais faire une improvisation à quatre main avec Aleksandra Dulik et un duo avec le musicien Stefan Smulovitz. Pour ce duo, j’ai choisi de travailler à partir d’un texte que mon ami français Hervé Joubert-Laurencin, éminent spécialiste de Pasolini et du cinéma d’animation, avait attiré à mon attention : Seule la main qui efface peut écrire la vérité.

Hervé savait fort pertinemment que cette phrase m’intéresserait à plusieurs titres : à cause de son caractère paradoxal, à cause de sa mise en situation du geste d’effacer, qui était alors devenu un élément essentiel de mes performances d’animation en direct. Il avait pris connaissance de «la phrase» au cours d’une conférence du professeur Carlo Ossola. Sans entrer dans les détails, il s’agit d’une phrase attribuée, de façon probablement apocryphe, au mystique Rhénan Maître Eckhart. De toute façon, l’idée d’associer effacement et vérité circule depuis fort longtemps, on en trouve des traces sous différentes formes, dans les Évangiles, chez Dante et ailleurs.

Au-delà des implications mystiques de cette phrase, ce qui m’intéresse avant tout c’est son rapport précis avec mon processus de travail en animation improvisée, dessiner et effacer de façon cyclique : le mouvement animé ne peut apparaître que par l’effaçage. La phrase m’intéresse aussi parce qu’elle lie la question de la vérité à des activités physiques qui mettent le corps en action, qui supposent des gestes, à savoir écrire et effacer et non seulement «dire la vérité», bien que le langage reste nécessairement toujours impliqué comme substrat. Il m’a semblé que l’impossibilité d’attribuer cette phrase à aucune source certaine m’autorisait à l’investir d’un sens qui me convienne, ce sans nécessairement écarter toutes les interprétations possibles, repérables dans sa longue histoire.

J’ai donc fait cette performance d’abord en anglais (Only the hand that erases can write the true thing). Je l’ai repris plusieurs fois par la suite en français (à Toronto, à Beyrouth, à Montréal et à Chicoutimi). À Beyrouth, j’ai regretté de ne pas l’avoir fait en arabe. Cependant, à cause de mon ignorance de l’écriture arabe, cela aurait demandé trop de préparation et d’exercice pour avoir été réellement possible pendant un court séjour. Néanmoins, faute de l’avoir fait cette fois là dans une autre langue, j’ai résolu de saisir toutes les occasions pour faire cette performance dans le plus grand nombre possible de langues. C’est devenu un projet. L’objectif d’associer à l’austère mystique de l’effacement portée par la phrase le foisonnement de toutes les langues de l’humanité rajoute une autre couche de paradoxe et donne une valeur moins unilatérale à l’entreprise : que pour advenir la vérité doive non seulement passer l’épreuve de l’élimination du superflus mais doive également s’engager dans la répétition infinie dans tous les idiomes de l’humanité.

J’avais d’abord pensé que l’édition d’un coffret DVD reproduisant des captations de toutes les versions serait le terme du projet. Maintenant, je crois que la diffusion simultanée de différentes versions, qui permettrait de créer un ensemble plastique et dynamique plus vaste, est plus intéressante que la simple collection de différentes versions sur un support DVD. Ce qui rend cela visuellement intéressant, c’est que toutes les performances ont la même structure (définie par l’organisation interne de la phrase et de la musique, qui est toujours la même) mais sont toutes différentes dans leur «timing», leur construction dynamique et plastique. Lorsque ce sera techniquement possible, j’envisage donc de faire la performance sur trois écrans (deux versions antérieures diffusées sur les écrans latéraux et la nouvelle au centre). Le point ultime du projet serait une installation vidéo qui regrouperait sur un mur d’écrans toutes les versions en différentes langues qui auront été réalisées en performance dans différents pays. Ce point est important. La multiplication des langues ne suffit pas, cela n’aurait pas de sens que je fasse des performances en différentes langues en atelier. Je pose nécessaire de faire les performances en différentes langues devant des locuteurs de ces langues dans les lieux où ils vivent. Dans deux mois (mai 2008), je le ferai en italien dans le village de Macchiagodena, dans les montagnes à 200 km de Rome ainsi qu'à ZOCulture à Catania en Sicile (Solo la mano che cancela puo scrivere la verita).

Pour plus d'information sur les conditions de présentation de Seule la main..., contacter Pierre Hébert à ph@pierrehebert.com.

Other videos - Autres vidéos

Free Radicals, Len Lye

Muto, Blu

Toi la mordore, Chloé Sainte-Marie, Guy Édouin, Pierre Hébert.

Salut Émile!, Pierre Hébert

Opus-1, Pierre Hébert

Conseil des Arts de Montréal, Pierre Hébert

Monday 7 July 2008

LIVING CINEMA engl.

SEE THE TECHNICAL RIDER


video of Between Science and Garbage

video of Endangered Species

video of The Statue of Giordano Bruno

video of Special Forces

video of Living Cinema at Roulette - Special Forces


This project first started by a performance presented at the San Francisco Yerba Buena Center for the Arts, in February 2000, under the title of Entre ciencia y basura. The piece involved a combination of music (Bob Ostertag), live scratched animation (Pierre Hébert) and theater (Baltazar Lopez). The project continued in a transformed lighter form more apt to touring with only Bob Ostertag and Pierre Hébert.

The fist phase of the project consisted in developing a live video processing software for Pierre Hébert who thus ended up abandoning animation engraved directly on film as a base for performance. Thanks to the support of Joshua Kiy Clayton, Bob Ostertag wrote this software with the first beta version of what was to become Jitter a few years later, the now well known video processing language. Actually, Between Science and Garbage was one of the first pieces using Jitter presented publicly, well before it could be found on the market. The Jitter patch we use kept changing in order to fit the need of the performance and also to adapt to the constant evolution of Jitter. This constant work on the software was an integral part of the evolution of Living Cinema. Nevertheless our aim never was the display of the marvels of computer work but rather the constant staging of the confrontation between the bodily actions of the performers and the processing by machines so that the process remain as transparent as possible for the viewers.

Although there were some early exploratory performances in the spring of 2001, the real beginning of Between Science and Garbage and Living Cinema was the show presented at The Walker Center for the Arts in Minneapolis on September 20 2001, one week after the attack on the World Trade Center in New York. It is at this occasion that the project found its fundamental thread as a live commentary, on the razor blade, of the world situation. We performed Between Science and Garbage during two years until the beginning of the war in Iraq. Then we made a DVD version of the piece which was published under the Tzadik label. We continued on with another piece entitled Endangered Species which referred to the ongoing war in Iraq and to the reelection of George W. Bush as president of the United States. This was performed until the end of 2005 and a DVD version is now in the process of being made.

Special Forces is Living Cinema’s new piece. It was inspired by the bombing of Lebanon at the summer of 2006. After a few presentation as a work in progress, it was premiered in Beirut in April 2007 as a part of the Irtijal festival of experimental music. Then it was presented at The San Francisco International Film Festival, at Roulette in NewYork and at The Buenos Aires International Festival of Independent Cinema.

Since 2001, there has been up to 60 Living Cinema performances a bit everywhere around the world (in the United States, in Canada, Mexico, Argentina, Portugal, Spain, Italy, France, the U.K., Belgium, the Nederland, Germany, Austria, Poland, Slovenia, Lebanon and Japan). The fact that it is totally improvised made it possible to constantly adapt to the most recent events in the world situation. The presentation of the main piece was often time accompanied by shorter pieces that were made after video shooting done on the same day in the very city where we were performing (for example The statue of Giordano Bruno performed in Rome after video shooting done on the Campo dei fiori. See the VIDEO).

For more information about Living Cinema and about the conditions for presenting a performance, please contact Pierre Hébert (ph@pierrehebert.com) or Bob Ostertag (bob.ostertag@mac.com)

Connect to the BLOG.

See also Bob Ostertag's site

Only the hand...

Seule la main..., Solo la mano...

VIDEO, in English (Vancouver)

VIDEO, in French (Beirut)

VIDEO, in Italian (Macchiagodena)

VIDEO, shooting of the performance in Macchiagodena, Italy.

PHOTOS by Petra Benovsky performance in Macchiagodena.

The Only the hand… performance started in Vancouver in February 2007 when I visited the Emily Carr Institute of Art and Design to meet with animation students. At this occasion an evening of image and music improvisation was organized by the Computational Poetics group where I did a four hand animation performance with Aleksandra Dulic and a duet with musician Stefan Smulovitz. For this duet, I choose to work from a sentence that had been brought to my attention by my French friend Hervé Joubert-Laurencin, an eminent specialist of Pasolini and of animation cinema : Only the hand that erases can write the true thing.

Hervé knew very well that this sentence would interest me for many reasons : the fact that it expresses itself in the form of a paradox and also the fact that that it centers on the gesture of erasing which had become a central element of my live animation performances. He has heard about “the sentence” during a conference given by professor Carlo Ossola. Skipping the details, I should say that this sentence was apocryphally attributed to the German mystic Master Eckart. At any rate, this idea of associating truth and erasing has a very ancient history. Traces of it are found a bit everywhere, in the Gospels, in Dante amongst other,

Beyond the austere mystical undertones of this sentence, what interest me fist and foremost in it is its precise relationship with my workflow when I do live improvised animation, alternately drawing and erasing. The animated movement cannot appear without the action of erasing. It also interest me because it relates the question of truth to very physical actions that put the body into mortion, that is writing and erasing, and not just to the act of “saying the truth” although speech is always present as a ground. It seemed to me that the impossibility to attribute this sentence to any single author did authorized me to give it a meaning that suited my needs without necessarily discarding all of the possible historical interpretation of it.

I did the first performance in English. I continued several times in French (Seule la main qui efface peut écrire la vérité) in Toronto, Beirut, Montreal and Chicoutimi. In Beirut, I regretted not having done the necessary preparation to be able to do it in Arabic. Actually my stay was too short for the amount of work that would have been needed in order to do it correctly. Nevetheless, this planted in my mind the idea of taking advantage of all of the occasions that would permit me to do the performance in as many languages as possible. It has become a project. And the objective of associating the austere theme of erasing carried by the sentence to the burgeoning abundance of virtually all the languages add another layer of paradox and gives a less unilateral value to the whole enterprise : to advent truth must not only face the exercise of taking away all superfluities, but also engage itself in the infinite repetition of all the idioms of mankind.

I first thought that the end product would be a DVD set with the captures of all the different linguistic versions of the performance. I now think that the simultaneous viewing of different versions, which would permit to create a vaster dynamic and plastic ensemble, would be more interesting than a mere collection of versions on a DVD. What makes it visually interesting is the fact that all the performances generally have the same structure (because of the structure of the sentence itself and because of the music which is always the same) but that they also are all very different in terms of timing and of visual and dynamic construction. So when it will be technically possible, I now want to do the performance with a three screens setup (two previous versions being shown on each of the side screens, and the new one on the center). The ultimate point would be a video installation with a wall of video screens on which wold be shown at once all the versions in different languages performed in different countries. The multiplication of languages is not enough, it is a necessary condition that all the performances in different languages be done in front of audiences who speak and understand those language in the very places where they live. In May 2008, I performed it in Italian in the village of Macchiagodena, in the mountains, 200km east of Rome and at ZOCulture in Catania.(Solo la mano che cancela puo scrivere la verita)

For more information about Only the hand… and about the conditions of presentation of a performance, please contact Pierre Hébert (ph@pierrehebert.com) .

Thursday 19 June 2008

Colloque Mondialisation du goût et identité culturelle - INHA

Mutations technologiques, histoire et effets culturels

CINÉMA ET CINÉMA D’ANIMATION À L’ÂGE DU NUMÉRIQUE

De Pierre Hébert

Personnellement, j’ai fait le saut vers le numérique de façon radicale et de bon gré. Cependant, je n’ai pas abordé ce nouveau territoire en l’assumant d’emblée comme une «nouvelle» forme d’art - celle qu’on nomme «art numérique» ou «digital art» - mais plutôt dans le prolongement de mes pratiques antérieures, c’est-à-dire en tant que cinéaste. Mais un cinéaste d’animation qui a toujours cherché à se tenir sur des territoires extrêmes et atypiques. Je pense au fait d’avoir été, pendant des années, essentiellement un graveur sur pellicule et de m’être adonné assez tôt, bien avant le «scratch vidéo» et le «VJing», à des performances de cinéma en direct. Le long passage du cinéma au numérique, je l’ai en quelque sorte vécu de l’extérieur, de mon point d’observation solitaire et secret.



Les procédures techniques liées au numérique sont certainement spécifiques par rapport à celles du cinéma sous sa forme classique, cependant je crois qu’il ne faut pas fétichiser la révolution numérique comme c’est le cas avec la distinction que l’on voit souvent (en particulier dans les publications américaines) entre «new media» et «old media». L’expression même de «new media» me semble porteuse d’une volonté apologétique qui repousse cavalièrement le cinéma dans une sorte de préhistoire. La question centrale, quant à moi, tant dans les vieux que dans les nouveaux media, touche précisément à ce que cela veut dire pour un art d’être sous conditionnement technologique et à la façon dont cela se joue et s’étale dans une histoire où le passage au numérique n’est que le dernier épisode. À mon avis, cette question transcende la coupure proclamée entre le nouveau et l’ancien et doit se situer dans le prolongement de la courte phrase de Walter Benjamin dans sa Petite histoire de la photographie : «… ce qui juge en définitive de la photographie, c’est toujours la relation du photographe à sa technique.» (Walter Benjamin Œuvres II, Folio essais, Gallimard, p. 309)

Dire d’une pratique artistique que ce qui en juge c’est la relation de l’artiste à sa technique, ne saurait être réduit au simple rapport à la technicité d’une discipline. Et toujours selon Benjamin, dans le même opus, il y aurait à prendre «en compte tous les aspects de l’activité humaine» (idem p. 297). C’est donc dire que la liste de ce dont il faut prendre en compte ne peut jamais être close. Elle inclut certainement, outre des questions d’esthétique, de nombreux facteurs scientifiques, économiques, industriels et idéologiques.

Je tiens donc que le passage du cinéma et du cinéma d’animation à l’âge du numérique est une histoire plus longue et plus complexe que ne le laisse penser la simple césure entre «old media» et «new media». Elle implique que l’on tienne pleinement compte que, derrière le concept relativement intemporel et clos qu’on en a construit, le cinéma «sous sa forme classique» a constamment changé, du fait même de son inévitable infrastructure technique.

Pour bien faire, il faudrait d’abord se placer dans la perspective de toute l’histoire technique du cinéma, en particulier les années formatives avant l’apparition des grands studios, mais qu’il suffise ici de poser comme premier jalon la généralisation de la télévision dans les années 50. C’est le point de départ absolu du long et irrémédiable recul de l’hégémonie de la technique cinématographique dans l’univers audiovisuel bien qu’au début, la télévision ne parvienne pas tout de suite à faire émerger une technique de production d’objets ayant une existence temporelle autonome.



Malgré cela, le système industriel cinématographique est rapidement bousculé, particulièrement en ce qui a trait au fonctionnement et à l’importance des salles de cinéma. Les conséquences ne tardent pas à se manifester notamment pour le cinéma d’animation. La production des «animated cartoons» a brutalement chuté, créant un vacuum qui a laissé place à une nouvelle forme d’animation en totale rupture avec le système industriel et sa définition très rigides des genres, qui avait dominé jusque-là.

On a assisté à une véritable explosion euphorique de l’animation à l’échelle internationale, marquée par l’importance des «auteurs», l’émergence de traditions nationales et un profond mouvement de libération technique. Tel que l’a établi Hervé Joubert-Laurencin, il s’agit du moment de l’invention de l’idée de «cinéma d’animation» qui fut à l’époque théorisée explicitement (entre autres par André Martin) en opposition à l’idée restrictive de «dessin animé». Elle impliquait une revendication du cinéma image par image comme partie intégrante du cinéma – question qui ne s’était pas vraiment posé jusque là - et comme espace d’invention sur le plan technique. On note, dans les mêmes années, une semblable ébullition en cinéma de prise de vues réelles. C’est précisément dans ces années d’exaltations et animé par elles que je suis devenu cinéaste.

Ce mouvement réflexif général dans le cinéma ne saurait avoir été indépendant de la menace qui soudain pesait sur le cinéma en tant qu’entité historique. Ce fut à cet égard une sorte de chant du cygne qui, en défiant le système de standardisation technique en place et en donnant à la relation avec la technique un rôle critique, contenait une réelle valeur de vérité qui éclaira un moment les liens problématiques entre le prétendu fondement réaliste du cinéma réel et la soi-disant mission fantasmagorique du cinéma d’animation et qui, cinquante ans plus tard, peut constituer une ressource importante pour comprendre les années que nous vivons. Ce mouvement a été l'occasion, pour quelques années, d'une relative convergence entre le cinéma d’animation, le cinéma de prise de vues réelles et le cinéma expérimental. J’ai été à l’époque très désolé du caractère si fugitif de cette convergence sans toutefois en percevoir la signification profonde. Il n’était pas alors possible de saisir le contraste entre la convergence libertaire de ces années et celle, opaque et totalitaire, qui était à venir.

Du vecteur «télévision» naît rapidement la vidéo dès la deuxième moitié des années 60. Avec l’apparition du Portapack de Sony, elle devient une véritable filière autonome de production. Non seulement commence-t-elle à gruger le monopole de la technique-cinéma, mais rétrospectivement elle apparaît comme un jalon essentiel vers le numérique, une sorte de condition préalable. Plusieurs de ses caractéristiques techniques subsisteront en effet au sein de la vidéo numérique.

Ensuite, et cela concerne plus particulièrement l’animation, la vidéo a déréglé la scansion du cinéma au 24ième de seconde qui était devenue une sorte d’horloge universelle. Cette perte d’une référence temporelle universelle, qui était devenue une seconde nature pour les animateurs, sera encore plus extrême avec le numérique où parfois, entre autres sur Internet, plus aucun compte fixe n’est privilégié.

Également, étant donné certaines caractéristiques techniques de la vidéo, l’accès direct aux images distinctes était compliqué et peu praticable. En conséquence il y a eu peu d’affinités entre la vidéo et l’animation, et à peu près pas de production d’animation directement sur support vidéo analogique. Par contre, dû à la nature électronique de l’image, de nouvelles possibilités d’altération technique de l’image sont apparues auxquelles les artistes de la vidéo ont largement eu recours. Ces techniques se situaient, comme l’animation, du côté de la manipulation de l’image par opposition à la captation indicielle, elles étaient apparentées à l’animation et donnaient des résultats comparables. Malgré cela, les deux univers sont, dans l’ensemble, restés hermétiquement clos l’un envers l’autre. Pendant un temps, on a défendu l’autonomie de la vidéo comme art autonome et le monde de l’animation se repliait dans son ghetto corporatiste, délaissant la belle utopie des années 60. Le retour en force de l’industrie n’est pas étranger à cela.

Le numérique est d’abord apparu dans le cinéma de façon extrêmement pragmatique avec l’insertion progressive de nouveaux éléments techniques au sein de l’appareil de production classique. Dès les années 80, le son a été le premier domaine à être totalement colonisé. De façon plus discrète, des unités de contrôle informatique se sont peu à peu greffées sur de nombreux appareils. Le montage non-linéaire, puis du tournage en vidéo numérique furent des points tournants de ce mouvement qui allait aboutir à un nouveau système de production organisé sur le même modèle que la production cinématographique classique en plus flexible, plus efficace et moins coûteux.

Du côté de l’animation, l’impact du numérique «ordinaire» fut encore plus important. Les systèmes d’animation 2D ont, de façon similaire, remplacé terme à terme les opérations techniques classiques particulièrement lourdes en travail humain. Ici le gain en productivité a été encore plus important. Nul doute que les besoins de la production d’animation pour la télévision, qui entre temps s’était réorganisée à l’échelle internationale, ont compté pour beaucoup. Tant pour l’animation que pour les productions de prise de vues réelles, les produits qui découlèrent de ce numérique de première ligne ne semblaient pas a priori très différents de ce qui se faisait avant. Le gain de productivité était l’objectif visé.

À côté de ces applications assez terre à terre, on trouve tout le domaine, plus spectaculaire et plus inspirant idéologiquement, des images de synthèse, de l’animation 3D, du «motion control» et de toutes les formes de simulation virtuelle. Les défis techniques étaient plus grands, ont demandé de longues années d’expérimentation et ont donné lieu à des discours de validation idéologique très importants. Notons particulièrement les effets spéciaux numériques qui visent la vraisemblance la plus complète tant dans la création d’univers fantasmagoriques que dans les altérations indétectables d’images réelles. Ces pratiques se sont greffées de plus en plus massivement sur un nombre grandissant de films. Ces nouveautés donnent également lieu à l’apparition de secteurs totalement nouveaux de l’audiovisuel mettant en jeu des procédures interactives de plus en plus poussées, par exemple dans des projets de réalité virtuelle et d’environnement immersif, mais surtout dans tout le secteur de l’Internet, des jeux d’ordinateur et de la téléphonie cellulaire.

Est-il possible d’isoler, dans cet ensemble polymorphe et proliférant, au moins un secteur préservé qu’on pourrait comprendre comme une continuation des formes du cinéma dans un nouveau cadre technique ? J’en doute malgré les apparences. D’abord, l’intégration industrielle de tous ces secteurs le contredit. Mais il y a des raisons plus importantes. La possibilité d’altérer sans traces les images indicielles, conjuguée à la possibilité de créer de toutes pièces des univers artificiels, met profondément en crise la crédibilité réaliste traditionnelle des images de prise de vues réelles. L’assise stylistique et idéologique du cinéma, son lien proverbial avec le réel, perd ainsi peu à peu son caractère automatique. D’une part, la notion même de réel est altérée, artificialisée et, d’autre part, virtuellement aucune image filmée (ou photographiée) ne peut plus prétendre être la preuve immanente de quelque chose de réel. En conséquence, les frontières entre la prise de vues réelles et l’animation deviennent de plus en plus poreuses et les bases même de cette distinction perdent leur efficace. À cela s’ajoute également une dissolution de la délimitation entre l’animation et les autres procédés d’altération.

En effet, le passage au numérique a constitué pour l’animation une véritable ouverture, contrairement à ce qui s’était passé dans le cas de la vidéo. Avec les fichiers numériques, les images distinctes qui constituent le flux filmique sont désormais redevenues aisément accessibles et ont gagné une plasticité qu’elles n’avaient jamais eue. Les possibilités d’intervention sur les fichiers images intègrent désormais, sur le même plan et sans hiérarchie, les ressources classiques de l’animation, les procédés propres à la vidéo analogique, tout le nouveau domaine du numérique, associés à des possibilités presque illimitées d’automatisation. L’art de créer du mouvement image par image ne disparaît pas pour autant, au contraire, mais perd son caractère discriminant. Cette aisance d’accès vaut pour tout type d’images, qu’elles tiennent de l’animation, de la prise de vues réelles ou des images de synthèse. Tout prend la forme d’une opération image par image, ce qui place conceptuellement le principe de l’animation au centre même du numérique.



Lev Manovich affirme que « le cinéma digital est un cas particulier de l’animation »(The Language of New Media, p. 302, MIT Press, Boston, 2001). Mais on pourrait aussi dire que le cinéma d’animation n’existe plus. En effet, en tant qu’historiquement il fut «l’autre» du cinéma réel, le cinéma d’animation comme entité distincte s’estompe au même rythme. Ce qui est triomphant, c’est le concept de l’animation, ce petit diable caché dans la boîte noire du cinématographe «réaliste» qui, déjà au tout début, était l’impensé de l’invention du cinéma, celui qui a réémergé de façon intempestive dans le «cinéma d’animation» des années 50 et 60, en particulier dans l’œuvre exemplaire à cet égard de Norman McLaren, et qui, à l’occasion du numérique, surgit de nouveau, mais cette fois sous la forme d’un dictat technique.

Toutes les composantes de ce bouleversement ont été profondément altérées. Le cinéma sous sa forme technique classique est en voie de disparition inéluctable. La vidéo sous sa forme analogique aura été, en tant que discipline distincte, un phénomène transitoire. L’animation comme porteur du principe image par image se trouve complètement resituée et redéfinie. La télévision, premier déclencheur du séisme, est de plus en plus diluée dans la multiplication des canaux de diffusion, en particulier l’Internet. L’âge héroïque du numérique est maintenant clos alors qu’un nouvel appareil de production et de diffusion fonctionnel est à peu près constitué sur une forte assise industrielle et commerciale.

Vu sous l’angle du progrès technique, ce processus est tout à fait singulier et recouvre en fait trois lignes de développement hétérogènes qui se chevauchent : un premier vecteur optique-mécanique-chimique définit le cinéma classique, un second vecteur électrique-électronique va de la télégraphie sans fil à la télévision et à la vidéo, en passant par la radio, et un troisième, proprement numérique, vient du perfectionnement des machines de calcul. Dès le départ, l’invention du cinéma fut un processus de coalescence entre différentes lignées hétérogènes. On peut d’ailleurs affirner que tout le long de cette histoire, la coalescence entre des lignées hétérogènes fut la règle. Quels sont alors les éléments constants qui tiennent l’édifice ? J’en vois trois. Le premier est vraiment une constante technique littérale, il s’agit de la capacité de produire du mouvement par succession rapide d’images distinctes à l’aide d’un processus technique quelconque. L’animation reste le lieu pur et originaire de cette idée. Le second est un héritage de la photographie et a trait à la possibilité d’un lien indiciel avec le réel. On a vu que le caractère souverain de cette constante est ébranlé. Le troisième est l’aspiration à l’immersion fantasmagorique. Nul doute qu’avec le numérique, la conjonction de la montée en puissance des procédures «image par image» et de l’affaiblissement de la valeur indicielle exacerbe la pulsion fantasmagorique jusqu’à la recherche d’hallucination.

C’est là une transformation fondamentale qui tranche avec toute la période de la technique cinématographique classique, pendant laquelle le cinéma de prise de vues réelles semblait avoir des droits exclusifs sur le réel et le cinéma d’animation un destin essentiellement fantasmagorique. J’ai toujours refusé de m’inscrire dans cette construction binaire, mais nul doute qu’elle dominait l’espace idéologique. Au moment où elle s’effondre, c’est donc pour moi une prescription essentielle que de mobiliser les procédures image par image vers un lien reconstruit et pensé avec le réel (le lien indiciel immanent étant désormais corrompu) pour précisément endiguer la pulsion fantasmagorique. Faire en quelque sorte jouer l’animation contre elle-même.

Dans tout cela, l’héritage artistique et intellectuel du «cinéma» classique apparaît singulièrement enclavé dans une pensée intemporelle. Il est remarquable que, dans l’ensemble, la volonté de défense et d’illustration du «7ième art» sur un même plan que les arts traditionnels, avec la même visée universelle, a mené à négliger que le cinéma était un art sous condition technologique, donc condamné à changer et que, de ce fait, la mobilité constituante de son assise contredisait et, à terme, condamnait à sa perte ce projet esthétique universel. D’où une deuxième prescription. Maintenant qu’à toute fin pratique nous sommes au-delà du cinéma classique, c’est une tâche qui me semble urgente et essentielle que de désenclaver son héritage, le resituer dans un rapport historique avec la technique et dans un rapport critique avec la prétention au réalisme, pour le sauver de la perte et lui donner une puissance d’action bien nécessaire aujourd’hui. À cet égard un retour profond, au-delà des schématismes, sur les écrits d’André Bazin (en tant qu’il a été à l’origine d’une certaine vision ontologique du cinéma qui a sévi à l’échelle du monde) et la mise en valeur de ceux d’André Martin (en tant qu’il fut successivement théoricien du «cinéma d’animation», réhabilitateur de la tradition du «animated cartoon» puis commentateur de Marshall McLuhan), devraient occuper une place de premier plan. Il y aurait lieu également de documenter les pratiques de tournage réel qui ont pris acte de la corruption du lien indiciel immanent. Je pense en particulier au travail de Johan van der Keuken qui me semble pouvoir être interprété de cette façon.

Qu’en est-il alors du vocable «cinéma» ? Doit-on le laisser dériver dans le passé, à jamais attaché à cette forme première de l’audiovisuel du siècle dernier ? Mon opinion est qu’il est utile et nécessaire de l’historiciser et de le conserver comme guide dans les dédales du numérique et comme sauvegarde face au débordement hystérique des procédures techniques qui se prennent elles-mêmes pour objet. Ce que le vocable «cinéma», renouvelé dans sa continuité, peut assurer aujourd’hui, c’est quelque chose de l’ordre de l’exigence d’un discours et d’une pensée, donc d’un rapport à l’humain, aux gestes de la main inscrite dans le monde réel, en assumant sans réserve que le nouvel âge technique, avec toute ses ouvertures et ses fermetures, fait partie de ce réel.

Ce que le vocable «cinéma», libéré de sa gangue mythique, peut permettre, c’est d’approcher ce que Giorgo Agamben, réfléchissant sur les téléphones cellulaires, appelle le «problème de la profanation des dispositifs». Le dispositif numérique (ou plutôt les innombrables dispositifs numériques), avant d’être des outils remarquables de production audiovisuelle, occupent massivement le centre du monde et encerclent de façon multiforme et implacable la vie de l’ensemble des citoyens. Être en relation avec ces dispositifs dans la pratique de l’art, c’est donc, dans le même mouvement, être dans un rapport global avec le cours présent de l’Histoire. J’aime bien l’idée que la tâche centrale du «cinéma» renommé, soit, à travers le jeu changeant de sa détermination technologique, la profanation de ce nouvel espace sacré. Ce qui donne une actualité nouvelle à la courte phrase de Walter Benjamin.

Vous aurez bien compris que ces conclusions ne sont pas des propos d’historien ou de théoricien, mais bien une série de prescriptions d’artiste.

Institut nationale d'histoire de l'art, Paris, 16-06-2008

Friday 30 May 2008

Projets avec la danse

  • Elles, chorégraphie de Louise Bédard, première le 20 novembre 2002, au théâtre de La Chapelle, Montréal. Visionnez la VIDÉO.
  • Le combat avec l'ange, improvisation avec la mime Denise Boulager, dans le cadre du stage/colloque Autres pas, 21 juillet 1994, espace Tangente de l'Agora de la danse, Montréal.
  • Ville invisible, film pour un spectacle corps-images, chorégraphie de Jean Marc Matos, du 6 au 8 novembre 1991, Centre national art et technologie, Reims, France.
  • Braise blanche, film pour une chorégraphie de Louise Bédard, créée le 18 décembre, Centre national des Arts, Ottawa.
  • The Technology of Tears, films pour une chorégraphie de Rosalind Newman, avec une musique de Fred Frith, du 24 février au 1er mars 1987, Joyce Theatre, New York, USA. Visionnez la VIDÉO.
  • Conversations, spectacle d'improvisation associant le cinéma, la danse, la musique et l'écriture, avec Louise Bédard, Robert M. Lepage et Sylvie Massicotte, du 27 au 29 novembre1987, Coopérative Obscure, Québec, le 10 février 1988, aux Rendez-vous du cinéma québécois, Montréal, le 8 mars 1989, à la Galerie Optica, Montréal.
  • Timber, films pour une chorégraphie de Ginette Laurin (O Vertigo) du 12 au 30 mars 1986, Théatre de la Veillée, Montréal.

Seule la main... performance solo avec une musique de Stefan Smulovitz

  • Solo la mano... performance solo, Catania, Italie, 21 mai 2007, ZO centro culture contemporanee.
  • Solo la mano... performance solo, IO PROJECT (Investigation about Ontology, http://www.ioproject.eu/), Macchiagodena, Italie, 17 mai 2007. Visionnez la VIDÉO-1 (en italien) et la VIDÉO-2 (images de Pierre Hébert en performance), et voyez les PHOTOS de Petra Benovsky.
  • Seule la main... Festival regard sur le court-métrage de Saguenay, 15 mars 2008
  • Seule la main... performance solo, à l'occasion de l'ouverture du colloque Pratiques orales au cinéma, 24 octobre 2007, Cinémathèque Québécoise, Montréal.
  • Seule la main…, performance solo, 29 mars 2007, Université St-Joseph, Beyrouth, Liban. Visionnez la VIDÉO (en français).
  • Seule la main..., performance solo, Festival International du court-métrage français, 29 mars 2007, Drake Hotel, Toronto, Canada.
  • Only the hand…, avec Stefan Smulovitz, 27 février 2007, Cinematic Manoeuvers, Emily Carr Institute of Art and Design, Vancouver. Visionnez la VIDÉO (en anglais).

Living Cinema avec Bob Ostertag

  • Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente, Special Forces, 15 avril 2008 au théâtre du 9 Juillet, Buenos Aires, Argentine. Connectez-vous au BLOG.
  • HarvestWorks, Special Forces, 27 avril 2008, à Roulette, New York, USA. Visionnez la VIDÉO.
  • San Francisco International Film Festival, Special Forces, 4 mai 2007, SFMOMA (Musée d'art moderne de San Francisco). Visionnez la VIDÉO.
  • Festival Irtijal, Special Forces, 3 avril 2007, Théatre Monnot, Beyrouth, Liban. Connectez-vous au BLOG.
  • Stage Lab, Special Forces, 12 novembre 2006, University of California, Davis, USA.
  • Transart Festival, sans titre, 7 octobre 2006, Bahnofsremise, Bolzano, Italie.
  • Guelph Jazz Festival, sans titre, 6 septembre 2006, Macdonald Stewart Art Center, University of Guelph, Canada.
  • Modavi Center for the Performing Arts, sans titre, 27 mai 2006, University of California, Davis, USA.
  • IX encontros de cinema, Cineclube de Faro, Espèces menacées (Endangered Species), 10 décembre 2005, Théatre municipal de Faro, Portugal.
  • Kunsthalle, Espèces menacées (Endangered Species), 16 juillet. 2005, Dusseldorf, Allemagne.
  • Open Ear Festival, Espèces menacées (Endangered Species), 28 avril 2005, Kitchener, Canada. Visionnez la VIDÉO
  • Red Cat Theater (CalArt), Espèces menacées (Endangered Species), 16 avril 2005, Los Angeles,USA.
  • High Performance Rodeo, Espèces menacées (Endangered Species), 28/29 janvier 2005, Calgary,Canada.
  • Sensoralia Festival, Espèces menacées (Endangered Species), 19 janvier 2005, Teatro Paladium, Rome, Italie.
  • Zo centro culture contemporanee, Espèces menacées (Endangered Species), 16 janvier 2005, Catania, Italie.
  • Services culturels de la municipalité de Casares, Espèces menacées (Endangered Species), 30 octobre 2004, Espagne.
  • Festival Argos, Espèces menacées (Endangered Species), 22 octobre 2004, Bruxelles, Belgique.
  • The Evergreen State College, Espèces menacées (Endangered Species), 16 octobre, 2004, Seatle, USA.
  • New Forms Festival, Espèces menacées (Endangered Species), 14 octobre, 2004, The Western Front, Vancouver, Canada.
  • Intersection for the Arts, Espèces menacées (Endangered Species), 16.17,18, 24 et 25 septembre 2004, San Francisco, USA.
  • Vasistas, Espèces menacées (Endangered Species), 21/22 février 2004, Théâtre de La Chapelle, Montréal, Canada.
  • Mois Multi, Espèces menacées (Endangered Species), 14 février 2004, Méduse, Québec, Canada.
  • Modavi Center for the Performing Arts, Espèces menacées (Endangered Species), January 27 2004, University of California, Davis, USA.
  • Festival CinémaS d’Europe, Espèces menacées (Endangered Species), 12 décembre 2003, Cinéma Jean-Vigo, Nice, France.
  • Festival Area Sismica, Espèces menacées (Endangered Species), 7 décembre 2003, Théatre municipal, Meldola, Italie.
  • Yamaha Avenue Hall, sans titre, 13 novembre 2003, Sapporo, Japon.
  • Chukyo University, sans titre, 12 novembre 2003, Toyota, Japon.
  • Aichi Art Center, sans titre, 11 novembre 2003, Nagoya, Japon.
  • Osaka Arts-Aporia , sans titre, 8 novembre 2003, Red Brick Wharehouse, Osaka, Japon.
  • Star Pine’s Cafe, sans titre, 7 novembre, 2003 Tokyo, Japon.
  • Alliance française, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 13 septembre 2003, Centro de las Artes, Monterrey, Mexique.
  • Marathon contre la guerre en Irak, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 13 mars 2003, Vooruit, Gand, Belgique. Visionnez la VIDÉO.
  • Fundacao Serralves, Hommage à Francis Bacon, avec Theo Bleckmann, 9 mars, 2003, Porto, Portugal.
  • Film Kunst Museum, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 7 mars 2003, Ulm, Allemagne.
  • Galerie E-M Arts, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 5 mars 2003, Naples, Italie.
  • Area Sismica, sans titre, 2 mars 2003, Meldola, Italie.
  • Slovenska Kinoteca (Cinémathèque de Slovénie), Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 1 mars 2003, Ljubljana, Slovénie.
  • ICA (Institute for Contaporary Art), Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 24 février 2003, Londres, Grande Bretagne.
  • National Review of Live Art, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 21-22 février 2003, Glasgow, Royaume-Uni.
  • Sons d’hiver, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 4 février 2003, Paris, France.
  • Rotterdam International Film Festival, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 2 février 2003, Groningen, Pays Bas.
  • Merkin Hall, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 9 janvier 2003, New York, USA.
  • Steim, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 23 novembre 2002, Pompoen Theater, Amsterdam, Pays Bas.
  • Frictie Festival, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 20 novembre 2002, Vooruit, Gand, Belgique.
  • Konfrontationen Festival, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 21 juillet 2002, Nickelsdorf, Autriche.
  • FIMAV (Festival international de musique actuelle), Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 19 mai 2002, Victoriaville, Canada.
  • FCMM (Festival du nouveau cinéma), Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 19 octobre 2001, Musée d’art contemporain, Montréal, Canada.
  • Walker Art Center, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 20 septembre 2001 ,Mineapolis, USA.
  • Aula Magana Tolentini, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 14 juin 2001, Venise, Italie.
  • KIBL, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 15 juin, 2001, Maribor, Slovanie.
  • Jazzateller, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 16 juin 2001, Ulrichsburg, Autriche.
  • Szczecin, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 19 juin 2001, Pologne.
  • Kulturhaus I.M. Eimer, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 20 juin 2001, Berlin, Allemagne.
  • I Concerti nel parco, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 21 juin 2001, Rome, Italie.** Electronic Music *Festival de musique électronique de San Francisco, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 5 mai 2001, San Francisco, USA.
  • Festival Images, Entre la science et les ordures (Between Science and Garbage), 13 avril 2001, Toronto, Canada.

Projects with dance

  • Elles, films for a choreography by Louise Bédard, premiered on November 20, 2002, Théâtre de La Chapelle, Montreal. See the VIDEO.
  • Le combat avec l'ange, improvisation with Denise Boulager, in the Autres pas Colloquium, July 21, 1994, espace Tangente at the Agora de la danse, Montréal.
  • Ville invisible, film for a choreography by Jean Marc Matos, Novembre 6 to 8, 1991, Centre national art et technologie, Reims, France.
  • Braise blanche, films for a choreography by Louise Bédard, premiered on Decembre 18, 1990, National Art Center, Ottawa.
  • The Technology of Tears, films for choreography by Rosalind Newman, music by Fred Frith, du 24 février au 1er mars 1987, Joyce Theatre, New York, USA. See the VIDEO.
  • Conversations, cinema/dance/music/writing improvisation with Louise Bédard, Robert M. Lepage and Sylvie Massicotte, November 27, 1987, Coopérative Obscure, Quebec City, February 10, 1988, Rendez-vous du cinéma québécois, Montréal, March 8, 1989, Optica Galery, *Montreal.
  • Timber, for a choreography by Ginette Laurin (O Vertigo), March 12 to 30, 1986, Théatre de la Veillée, Montreal.

Only the hand... solo performance

  • Solo la mano... solo performance, Catania, Italy, May 21, 2007, ZO centro culture contemporanee.
  • Solo la mano... solo performance, IO PROJECT (Investigation about Ontology, http://www.ioproject.eu/), Macchiagodena, Italiy, May 17, 2007. See VIDEO-1 and VIDEO-2 (images of Pierre Hébert in performance) and the PHOTOS by Petra Benovsky
  • Seule la main... solo performance, International Short Film Festival of Saguenay, Canada, March 15 2008.
  • Seule la main... solo performance, for the opening of the conference Pratiques orales au cinéma, Octobre 24 2007, Cinémathèque Québécoise, Montreal.
  • Seule la main..., solo performance, March 29, 2007, St-Joseph University, Beirut,.Lebanon. See the VIDEO (in French).
  • Seule la main……, solo performance , March 16 2007, Toronto International Festival of Short French Films, Drake Hotel, Toronto.
  • Only the hand…, with Stefan Smulovitz, February 27,. 2007, Cinematic Manoeuvers, Emily Carr Institute of Art and Design, Vancouver. See the VIDEO (in English).

Living Cinema with Bob Ostertag

  • Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente, Special Forces, April 15 2008, at 9 Julio theater, Buenos Aires, Argentina. Connect to the BLOG.
  • HarvestWorks, Special Forces, March 27 2007, at Roulette, New York City, USA. See the VIDEO.
  • San Francisco International Film Festival, Special Forces, May 4 2007, SFMOMA (San Francisco Museum of Modern Art), San Francisco, USA. See the VIDEO.
  • Irtijal, Special Forces, April 3 2007, Monnot Theater, Beirut, Lebanon. Connect to the BLOG.
  • Stage Lab, Special Forces, November12, University of California, Davis, USA,
  • Transart Festival, untitled, October 7 2006, Bahnofsremise, Bolzano, Italy.
  • Guelph Jazz Festival, untitled, September 6 2006, Macdonald Stewart Art Center, University of Guelph, Canada.
  • Modavi Center for the Performing Arts, untitled, May 27 2006, University of California, Davis. USA
  • IX encontros de cinema, Cineclube de Faro, Endangered Species, December 10 2005, Faro Municipal Theater, Faro, Portugal.
  • Kunsthalle, Endangered Species, July 16. 2005, Dusseldorf, Germany.
  • Open Ear Festival, Endangered Species, April 28, 2005, Kitchener, Canada. See the VIDEO.
  • Red Cat Theater (CalArt), Endangered Species, April 16 2005, Los Angeles,.USA.
  • High Performance Rodeo, Endangered Species, January 28/29 2005, Little Secret Theater, Calgary,Canada.
  • Sensoralia Festival, Endangered Species, January 19 2005, Teatro Paladium, Rome, Italy.
  • Zo centro culture contemporanee, Endangered Species, January 16 2005, Catania, Italy,.
  • Cultural services of the Municipality of Casares, Endangered Species, October 30 2004, Spain.
  • Argos Festival, Endangered Species, October 22 2004, Brussels, Belgium.
  • The Evergreen State College, Endangered Species, October 16, 2004, Seatle, USA.
  • New Forms Festival, Endangered Species, 14 octobre, 2004, The Western Front, Vancouver,.
  • Intersection for the Arts, Endangered Species, September 16.17,18, 24 and 25 2004, San Francisco, USA.
  • Vasistas, Endangered Species, February 21/22 2004, Théâtre de La Chapelle, Montreal, Canada,
  • Mois Multi, Endangered Species, February 14 2004, Méduse, Québec, Canada,
  • Modavi Center for the Performing Arts, Endangered Species, January 27 2004, University of California, Davis, USA.
  • Festival CinémaS d’Europe, Endangered Species, December 12 2003, Cinéma Jean-Vigo, Nice, France,
  • Festival Area Sismica, Endangered Species, December 7 2003, Municipal Theater, Meldola, Italie,
  • Yamaha Avenue Hall, untitled, November 13 2003, Sapporo, Japan.
  • Chukyo University, untitled, November 11 2003, Toyota, Japon.
  • Aichi Art Center, untitled, 11 novembre 2003, Nagoya, Japon.
  • Osaka Arts-Aporia , untitled, 8 novembre 2003, Red Brick Wharehouse, Osaka, Japon.
  • Star Pine’s Cafe, untitled, 7 novembre, 2003 Tokyo, Japon.
  • Alliance française, Between Science and Garbage, September 13 2003, Centro de las Artes, Monterrey, Mexico,
  • Marathon against the war in Iraq, Between Science and Garbage, March 13 2003, Vooruit, Gent, Belgium. See the VIDEO
  • Fundacao Serralves, Hommage to Francis Bacon, with Theo Bleckmann, March 9, 2003, Porto, Portugal.
  • Film Kunst Museum, Between Science and Garbage, March 7 2003, Ulm, Germany.
  • E-M Arts Gallery, Between Science and Garbage, March 5 2003, Naples, Italy.
  • Area Sismica, untitled, March 2 2003, Meldola, Italy.
  • Slovenska Kinoteca (Cinémathèque of Slovania) Between Science and Garbage, March 1 2003, Ljubljana, Slovénie.
  • ICA (Institute for Contemporary Art), Between Science and Garbage, February 24 2003, London, United Kingdom.
  • National Review of Live Art, Between Science and Garbage, February 21-22 2003, Glasgow, United Kingdom.
  • Sons d’hiver, Between Science and Garbage, February 4 2003, Paris, France.
  • Rotterdam International Film Festival in Gröningen, Between Science and Garbage, February 2 2003, Groningen, Netherland.
  • Merkin Hall, Between Science and Garbage, January 9 2003, New York, USA.
  • Steim, Between Science and Garbage, November 23 2002, Pompoen Theater, Amsterdam, Netherland.
  • Frictie Festival, Between Science and Garbage, November 20 2002, Vooruit, Gent, Belgium.
  • Konfrontationen Festival, Between Science and Garbage, July 21 2002, Nickelsdorf, Austria.
  • FIMAV (International Festival of New Music) Between Science and Garbage, May 19 2002, Victoriaville, Canada.
  • FCMM (New Cinema Festival), Between Science and Garbage, October 19 2001, Museum of Contemporary Art, Montreal, Canada.
  • Walker Art Center, Between Science and Garbage, September 20 2001, Minneapolis, USA.
  • I Concerti nel parco, Between Science and Garbage, June 21 2001, Rome, Italy.
  • Kulturhaus I.M. Eimer, Between Science and Garbage, June 20 2001, Berlin, Germany.
  • Szczecin, Between Science and Garbage, June 19 2001, Poland.
  • Jazzateller, Between Science and Garbage, June 16 2001, Ulrichsburg, Austria.
  • KIBL, Between Science and Garbage, June 15, 2001, Maribor, Slovania.
  • Aula Magana Tolentini, Between Science and Garbage, June 14 2001, Venice, Italy.
  • San Francisco Electronic Music Festival, Between Science and Garbage, May 5 2001, San Francisco, USA.
  • Images Festival, Between Science and Garbage, April 13 2001, Toronto, Canada.

Sunday 4 May 2008

Au sujet de l'éradication de «O Picasso tableau d'une surexposition»

J’avais pensé que le commentaire sur l’interdiction (et même l’éradication) de mon film O Picasso, tableau d’une surexposition serait la première entrée de mon blog l’hiver dernier. Et voilà que je retarde sans arrêt de le faire. Il est plus que temps que je m’attelle à la tâche. Je croyais pouvoir obtenir de l’ONF un Quick Time de qualité du film. J’ai appris aujourd’hui que pour obtenir cela, je devrais signer une déclaration solennelle comme quoi je ne ferais aucune diffusion du film. Il y a présentement à l’ONF interdiction de sortir des voûtes aucun élément qui a trait à ce film. C’est probablement ce qui me décide aujourd’hui de me mettre au travail.

Je rappelle d’abord, pour mémoire, que O Picasso – tableaux d’une surexposition (pour alléger le texte, j’écrirai désormais O Picasso…, à ne pas confondre avec O Picasso ! de Gilles Carle) fut produit par un studio documentaire de l’ONF en marge de la grande exposition Picasso qui avait eu lieu cette année là au Musée des Beaux Arts de Montréal. Il s’agissait d’un film satellite du film de Gilles Carle. J’avais accepté de faire des séquences d’animation pour le film de Gilles (celui-là co-produite par l’ONF et l’ACPAV) avec comme condition que je pouvais réaliser en parallèle mon propre film avec l’ensemble des éléments que je soumettais à la production du documentaire. Ce qui fut fait. L’ensemble de l’opération fut fait au vue et au sus du Musée des beaux-arts de Montréal. L’exposition était soutenue par la famille Picasso en la personne de Jacqueline Picasso elle-même. Je ne sais pas complètement qui a vu quoi à l’époque (sinon que le directeur du musée Pierre Théberge m’avait fait savoir son appréciation du film) mais j’avais l’impression de travailler à l’intérieur de la grande opération Picasso qui alors avait lieu à Montréal. Il est sûr qu’au sein de ce concert, mon film avait un ton un peu irrévérencieux, mais premièrement, l’irrévérence ne s’adressait pas à l’œuvre de Picasso mais plutôt au lien hautement proclamé entre le monde des affaires et le Musée et, deuxièmement, il me semblait bien que l’irrévérence faisait partie de la manière de Picasso et qu’en cela je m’en inspirait.

Les choses ont commencé à dérailler lorsque des droits ont été réclamés à l’ONF par la succession Picasso (via un organisme de perception qui aujourd’hui n’existe plus et dont le nom m’échappe) pour l’utilisation des images de Picasso dans les deux films. Dans le film de Gilles Carle, il y avait effectivement des reproductions d’œuvres de Picasso, ce qui pouvait motiver une telle prétention. Il en allait différemment de mon film qui ne contenait strictement aucune image de Picasso. Il était certes fait de très nombreuses références à des toiles de Picasso, des copies, des «inspirés de…», mais aucune reproduction comme telle. J’avais alors été étonné que l’ONF accepte de payer des droits pour mon film. La véritable erreur fut faite à ce moment-là car en reconnaissant par cette entente qu’il y avait matière à paiement de droit, l’ONF se liait les mains pour l’avenir et devenait vulnérable aux rebondissements récents. En tant que réalisateur, je n’avais pas droit au chapitre en ces matières. Une entente fut donc conclue pour vingt ans et la diffusion du film a suivi son petit bonhomme de chemin pendant toute ces années, avec comme point culminant la projection au Festival d’Annecy au sein d’une rétrospective qui m’était consacrée en 1997.

Au cours de la dernière année, dans le cadre de la préparation de l’édition DVD de l’ensemble de mes films, l’ONF a dû renégocier avec la succession Picasso les droits qui arrivaient bientôt à échéance. Ce qui s’annonçait comme une simple formalité a viré à la catastrophe. Une entente a rapidement été conclue avec la SOCAN qui s’occupe maintenant de la perception de tels droits. L’entente devait tout de même être soumise à la succession qui a demandé à voir le film. Sur visionnement du film, les responsables de la succession l’ont jugé irrespectueux et trop éloigné de l’œuvre. Ici je dois préciser que je ne rapporte les faits que par ouie dire car on ne m’a pas permis de voir de première main le contenu de la correspondance entre l’ONF et la succession Picasso, je ne connais donc pas de façon précise les termes de l’argumentation contre le film. Chose certaine, l’argument à l’effet que le film soit «trop éloigné» de l’œuvre du maître (si c’est bien ainsi qu’on s’est exprimé) me semble difficilement compatible avec la prétention de réclamer des droits sur les images. Jusqu’à quel point les héritiers ont-il le droit de décider eux-mêmes si des commentaires tant visuels qu’écrits sur une œuvre qui a aussi fortement marqué l’art du siècle dernier sont couvert par les droits d’auteur? Je reviens la-dessus.

Bref la situation actuelle se résume au fait que la succession Picasso a non seulement irrévocablement décidé de ne pas accorder le renouvellement des droits pour O Picasso…et d’interdire toute forme de distribution du film, mais a dénoncé rétroactivement l’entente qui avait été conclue en 1988 sous prétexte que le film n’avait pas alors été visionné par les héritiers (à ce que je sache, on n’avait pas demandé qu’un tel visionnement ait lieu) faisant ainsi peser la menace d’une poursuite contre l’ONF pour avoir distribué le film de mauvaise foi pendant vingt ans. En conséquence, O Picasso… n’a pas été inclus dans la compilation DVD de mes films et, à toute fin pratique. a été retiré du catalogue de l’ONF. Mon film n’existe plus.

Au delà des implications légales de la situation, il est sûr que c’est une chose extrêmement douloureuse pour moi de voir ainsi un de mes films disparaître. D’autant que ce film occupe une place tout à fait singulière dans mon œuvre. J’avais à cette occasion expérimenté un petit système formel que j’appelais «cycles décalés». Chacune des parties du film constituait une expérimentation particulière de ce principe. C’est cette expérimentation qui en 2000 a servi de point de départ à l’écriture par mon collègue musicien Bob Ostertag du logiciel dont je me sert encore aujourd’hui pour faire des performances d’animation en direct. C’est donc un maillon essentiel pour comprendre la continuité de mon travail qui vient de disparaître.

Comment comprendre les motifs de la succession Picasso dans cette décision qui, si on ne regarde pas la situation plus largement, a toute les apparences d’une défense, un peu étroite certes, de l’intégrité et de l’honneur de l’œuvre du maître. Hors si on n’y regarde de plus près, il n’en est rien. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’oeil sur le site du constructeur automobile français Citroën et d’examiner la page consacrée au modèle Xara Picasso. On y trouve une vidéo promotionnelle consacrée à cette voiture à laquel sont intégrées de façon totalement arbitraire un certain nombre de toiles de Picasso. Dans certain cas, il s’agit de contresens absolus. Par exemple, que penser de l’association d’un dessin de colombe de Picasso à un oiseau qui vole au dessus de la voiture qui roule allègrement vers la plage quant on sait que les colombes de Picasso ont constitué sa contribution au mouvement pour la paix animé dans les années 50 par l’Union soviétique et les partis communistes à travers le monde. Du point de vue de l’œuvre c’est indéfendable, pourtant il est évident que cette utilisation de l’œuvre de Picasso à des fins publicitaires n’a pu se faire sans être autorisée par les héritiers. Il semble que dans ce cas, où de gros sous ont dû roulé sur la table, la préoccupation de défendre l’intégrité de l’œuvre ne semble pas avoir pesé lourd.

J’en conclu que ce qui gène dans mon film c’est sa dimension irrévérencieuse et critique et que la véritable préoccupation des héritiers n’est pas tant la défense de l’œuvre, qui ne saurait de toute façon se faire à coup d’interdiction, que la défense d’une image de marque et d’un fond de commerce. Empêcher autant que possible ce qui pourrait entacher le potentiel commercial du patrimoine Picasso et le profit maximal qu'on peut en tirer. À cet égard, je ne crois pas que mon film soit bien menaçant, on a affaire à une bête attitude de boutiquier prèt a étouffer sans trop réfléchir tout ce qui pourrait peut-être un peu nuire au commerce.

Je ne suis pas un spécialiste de la dimension légale de l’affaire mais je me permettrai quelques commentaires de sens commun. Plusieurs aspects de cette histoire me semblent douteux d'un point de vue légal. Premièrement, il y a le fait d’avoir dû (ou d’avoir accepter de) payer des droits en 1988 alors que, strictement, il n’y a pas d’images comme je l’ai expliqué plus haut. Jusqu’à quel degré de ressemblance des images sont-elles couvertes par les droits des héritiers? Comment est-ce qu'on détermine cela? Je ne suis pas sûr qu’il y ait une jurisprudence bien abondante pour reconnaître plus que des droits sur la simple et exacte reproduction mécanique des oeuvres elles-même. Deuxièmement, y a le fait de dénoncer rétroactivement une entente passée qui avait pourtant été conclue avec les mandataires reconnus (à l'époque) des héritiers. L'argument à l'effet que les héritiers n'avaient pas pu visionner le film me semble particulièrement optus. Il me semble que le fait que les sommes payées à l'époque aient été effectivement perçues par la succession devrait trancher la question. Troisièmement, l'argument à l'effet que le film est trop éloigné de l'oeuvre de Picasso (si vraiment cela a été formulé de cette manière, comme je l'ai dit, je ne suis pas en mesure de le vérifier à cause de la méfiance que les services juridiques de l'ONF entretiennent à mon égard) me semble jouer à l'inverse du fait qu'il y ait un droit de regard des héritiers. Si c'est trop éloigné, alors ça ne devrait pas les concerner, il me semble. En fait, le fond de l'affaire est de savoir si les droits d'auteurs (ou dans ce cas plutôt les droits des héritiers) sur une oeuvre couvrent les commentaires de toutes sortes qui peuvent être faits sur l'oeuvre. Cela serait une incroyable entorse à la liberté d'expression qu'il en soit ainsi. Mais en tout ceci, je n'ai pas particulièrement l'impression de défendre «ma» liberté d'expression, mais plutôt l'intégrité de l'espace public qui est essentielle à toute idée de démocratie.

Pour en finir avec ma discussion des aspects légaux de cette affaire, je dirai que je trouve que la Succession Picasso à fait de l'intimidation légale et que les services légaux de l'ONF ont eu une attitude singulièrement frileuse. Évidemment ce n'est là que l'opinion d'un inculte légal. Mais ma décepcion en ce qui concerne l'attitude de l'ONF dans cette affaire est plus profonde que cela. Je peux tout à fait concevoir qu'une institution d'état comme l'ONF doive être particulièrement rigoureuse en matière de droits, d'autant plus que la jurisprudence devient de plus en plus lourde en ces matières. Mais par ailleurs, étant donné que l'intégrité de l'espace public, son existence même, est de plus en plus grugé au nom de toute sortes de droits particuliers - vision assez expansive du droit d'auteur, droit à l'image, etc. (je discute de tout ceci dans la suite du texte), je pense que l'ONF devrait avoir une responsabilité de défence de l'intégrité de l'espace public au moins aussi grande que celle du respect des droits.

Je me rend bien compte que je m'avance ici sur un terrain glissant, un peu en porte à faux par rapport au sentiment commun dans les milieux artistiques, qui, face aux nouvelles situations créée par l'Internet, met plutôt l'accent sur la défence du droit d'auteur. Je ne conteste évidemment pas le droit des artistes à pouvoir obtenir une juste rénumération de leur travail. Mais il me semble que l'extension des droits privés (droits d'auteurs, droit à l'images etc.) à laquelle on assiste présentement se fait au dépens de l'intégrité et même de l'existence de «l'espace public». En l'occurence, il me semble aujourd'hui impossible de traiter de la question des droits d'auteurs sans soulever du même coup la question de la défense de «l'espace public» qui est beaucoup plus qu'un simple espace de conciliation générale des droits privés des uns et des autres. «L'espace public» est me semble-t-il la condition même de la démocratie et, également, la condition même de l'art.

En effet, lorsque un artiste crée une oeuvre, il me semble que quelque soit la nature de l'oeuvre, sa discipline, ses intentions, le fait de s'avancer dans l'espace public, le passage de la sphère privée, intime, de l'artiste à la sphère publique du bien commun, constitue un élément essentiel de ce qui définie une oeuvre d'art.

(à suivre)

Sunday 13 April 2008

Answers to questions of Claudio Koremblit

- I started to do animation thanks to the help, encouragement and example of Norman McLaren. Without him and his work I guess I would never have started this. He was the one who introduced me to the animation producers of the National Film Board of Canada. I stayed there 34 years, until the end of 1999. So without Norman, my career in animation if there were to be one, would have been very different. I got from him the idea of scratching directly on film which became my main technique of animation for almost 40 years. I learned from him a certain way to relate to the technology of film in the most direct manner. His movie Blinkity Blank remains one of my main references.

- Esthetically though, I felt closer to Len Lye who had a more radical attitude towards animation. He strongly needed to have a philosophical background behind his practice of animation. He was more conceptual than Norman but albeit he always remained very physical in his work, Free Radicals and Particles in space are my absolute cult movies.

- In my early year of animation, I was very much under the general influence of the American underground filmmakers, Robert Breer, Stan Brackage, the Withney’s, etc. The overall carreer of Stan Brackage impresses me a lot. I meet Vanderbeek several times but I did not have a good knowledge of his work. Fishinger is of course a reference but I don’t think I was much influenced by his work because it was too closely devoted at interpreting music in a literal way.

- My relationship to music and musicians is much freer and less formal than the project of «visual music» that Finshinger had. My interest in doing live animation performances developed in the mid 80’s when I came to be in contact with musicians that were active on the new music scene in Montreal, René Lussier, Jean Derome and Robert Marcel Lepage with whom I did my first performances. It was also for me a way to escape from what I was perceiving as the ghetto of animation film. It is through them that I got to know Fred Frith, and through Fred I got to know Bob Ostertag at the time he was starting to do music again, that is in 1989. We very quickly became friend and found that our respective work would readily connect without any effort and it remained so until now. We regularly made projects together during the 90s and at the turn of the millennium we started to work together on a regular basis with the Living Cinema project.

- If the Living Cinema performances are so thematically oriented, it is in great part due to circumstances. More specifically, the fact that we performed it on September 20 2001 in the United States, forced us to comment or reflect on the attack of the World Trade Center. We had no choice but do this. This was the defining moment of Living Cinema. And we went on accepting that the fact of responding to the world situation while it is evolving was the essence of our work. And it makes sense, because the fact that we do every presentation from scratch allows us to actually be able to react to what is happening as it happens and stay on the razor blade. It as also has to do with the fact that Bob and I both have a political background and that we are deeply concerned with the current catastrophic course of world affairs. We also like when we can set ourselves in situation which directly have to do with the theme of the performances, like when we did Between Science and Garbage in Minneapolis on 20/11/01, when we did an extended European tour weeks before the invasion of Iraq, or, more recently, when we did the world premiere of Special Forces (which is a piece inspired by the bombing of Lebanon at the Summer of 2006) in Beirut in April 2007.

- For me experimental cinema does not exist in the absolute, like if there was a certain limited number of areas to experiment and that after a number of years, 50, 60 , 90 or whatever it could be said that everything has been tested or experimented, that all the items on the list have been checked. It does not work that way. My view is that «experimental cinema or animation» is a needed critical counterpart at every moment or the evolution of cinema. It is a needed element at every moment, so it cannot be said that it was already done, it always has to be done again as if it had never been done. There is always an element of formal exploration in experimental animation, but it is not the essential of it. This not why it is needed. The necessity of experimental cinema is related to the fact that cinema (in the wider sense of the term which for me is not restricted to the narrower definition of cinema in the twentieth century) is a technology based art. Main stream cinema seems to always aim at a petrified definition of its technological base and consider it as a black box that is taken for granted. This attitude, which is particularly evident in most of the critical work about cinema in the restricted sense, amounts to negate that the ground on which this art stands is bound to change constantly and, more so. in dependence to factors which are mostly economic, industrial, scientific and in a very little way artistic. Thus, the need of experimental cinema does correspond to the necessity of constantly questioning the relationship between the artistic objectives and the almost independent «progress» of the technological base, the never ending necessity of breaking the toy, the necessity of opening the black box. And this always has to be done again. The word experimental is probably not the best word to describe the nature of this necessity and it probably has a perverse effect on the actual practice of «experimentation». I would prefer the world «critical» in the philosophical meaning of the term. Critical cinema.

- I suppose that there is a lot of performance of moving images because with digital tools it has become possible and easy to do. Since it is possible to do it, people are doing it, thus all the vj’ing that can be seen along with dj’ing. But this is not the reason why I do it, because I was doing it at the time when it was not so obvious how to do it especially talking about live animation. Live scratched animation performance were not at all the obvious thing. The deeper reason why I started doing this was a concern about the relationship, in animation, between the body of the animator, the energy he develops while animating, and the motion that can be seen witnessed on the screen. The animated motion seen on the screen is an artificial fabrication, synthesized motion through frame by frame drawing and through the action of the technology of projection. So there is a technical black hole between what the animator does with his body while animating and the resulting motion. Mainstream animation, especially in its industrial variant, totally accepts this hiatus and makes no effort in trying to connect the two instances of motion. To the contrary, it aims to erase as much as it can the disruptions that could emerge from the idiosyncratic character of a given animator way of moving. My objective in doing live animation has always been to explore this uncertain zone between the body of the animator and the resulting motion and try to create the conditions so that a connection as direct as possible between the two spheres emerges. It maybe impossible to achieve this fully because technology will always remain as an inevitable part of the process, but I do believe that trying to do it help make the process transparent and has a «critical» value toward mainstream animation which values opacity. I am not very concerned by the problem of whether doing live cinema has a future, whether it is a new form of art. I would rather think that the very idea that it could be a new form of art is actually weakening the critical potential of such practices and is beginning to enclose it in the petrified straight jacket of esthetics. I will continue to do this as long as I can feel the critical bias in it.

- But I must also say that I started doing performances also to do something that would attract attention and help the distribution of my work. And it is still a little bit like that. I know very well that there is currently a fashion of live cinema performances and that I benefit from that. It still helps attracting attention to my work even if, somehow, it appears in contradiction with my profound objective of «critical» work. But it is all right with me, contradictions are part of this world. I don’t reject being part of this trend and I enjoy being and older man doing what only young people are suppose to do. I must also add that I do this for pleasure. Right from the start, I found it much more exciting to «perform» than to watch the projection of a finished work. The relationship with the work and with the public is totally different. Another point is that going back and forth between performing and filmmaking quickly became a way of working. Performances often served as a way of exploring and developing idea and my style in filmmaking became very influenced by the special breath that can happen only in performance situation. I don’t know how long I will continue to do it, but I certainly have many reasons of doing it. I see now that I am starting to do some films about places and landscapes that are done in a more meditative manner. My last film Herqueville is an example of this. This new approach appears to be developing independently of my performance work.

Thursday 27 March 2008

Glaces (Floating Ice)

SEE THE VIDEO

The performance Glaces (Floating Ice) was commissioned by Les Rendez-vous du cinema québécois. It was presented for the first time on February 22 2008 with musician and composer Pierre Duchesne, during an evening that included two other groups doing image and music performances ((Volatile Works and Carl Lemieux). It consist in a meditation on images of floating ice that I shoot in December 2005 at Ste-Hélène island right in front of Montreal. It simply is a very long shot where can only be seen ice floating along the current on the St-Lawrence River. It has an almost abstract quality and is intensely hypnotic. I did this shooting while producing a clip for the fiftieth anniversary of the Art Council of Montreal. Those images readily fascinated me but it took years before I found out what to do with them. They went through elaborate digital processing that resulted in a DVD that is used as a background for live animation.

Glaces

VISIONNEZ LA VIDÉO

La performance Glaces a d’abord été une commande des Rendez-vous du cinéma québécois. Elle a été présentée la première fois le 22 février 2008 en compagnie du musicien Pierre Duchesne, au cours d’une soirée qui regroupait deux autres performances intégrant les images et la musique (Volatile Works et Carl Lemieux). C’est une méditation sur des images de glaces flottantes que j’avais tourné en décembre 2005 à l’île Ste-Hélène juste en face de Montréal. Il s’agit simplement d’un très long plan en plongée où ne sont visibles que ces glaces dérivant au fil du courant sur le fleuve St-Laurent. L’effet est presque abstrait et intensément hypnotique. J’avais fait ce tournage à l’occasion de la production d’un clip pour le cinquantième anniversaire du Conseil des arts de Montréal. Ces images m’ont immédiatement fasciné, mais il a fallu quelques années avant que je trouve ce que j’allais en faire. Ces images ont fait l’objet d’un traitement de composition informatique assez élaboré dont a résulté un DVD qui sert d’arrière plan à de l’animation improvisée.

Solo performances

Only the hand… and Glaces (Floating ice)

Those two pieces are proposed as solo performances but they also may be presented as duets with the concerned musicians (Stefan Smulovitz for Only the hand… and Pierre Duchesne for Glaces). Each of the pieces last 35 minutes. The combination of those two in one evening with a twenty minutes intermission makes a balanced program. But any of the two can be presented separately if it fits the context better. Both are conceived preferably for a three video projectors setup but when the technical conditions do not make multiple screens possible, they can also be projected on a single screen without problem. The spatial setup of the performance is equally flexible depending on the venues. It can be setup facing the audience on a stage, or within the audience, facing the screen in cases where the spectators could easily walk behind the performer(s) to look over his shoulder.

notes about Only the hand…

notes about Glaces

see the technical rider

for more details about the pieces and about the conditions for the presentation of a performance, contact Pierre Hébert (ph@pierrehebert.com).