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Saturday 19 April 2008

Buenos Aires, 19/04/08

Mardi 15-04-08 Samedi, le cycle de projection de mes films a recommencé, cette au centre du festival, dans les salles du centre Abasto. J’étais assez impressionné, la salle était pleine (200 personnes ?) pour voir mes films abstraits des années 60, un public de jeunes complètement attentifs. La moitié sont restés pour poser des questions et une fois encore c’était passionnant et ça aurait pu continuer longtemps. Cela s’est poursuivi et hier je commençais à être un peu épuisé de m’entendre parler de mes films. Heureusement, les auditeurs ne semblaient pas être lassés. Aujourd’hui, il y a relâche, c’est la journée de la performance.

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Friday 11 April 2008

Quatrième jour à Buenos Aires

(English follows)

Bob a son billet d’avion. Il arrive lundi matin suite à un voyage qui durera au total 24 heures. C’est débile mais il n’y a pas moyen de faire autrement, il semble (San Francisco – Miami, 6 heures d’attente, puis Miami-Buenos Aires). Pendant toute la journée hier, je me suis habitué à l’idée de faire Special forces en solo. J’ai finalement eu l’information tard hier soir et j’ai été três soulagé.

Hier j’avais deux programmes à présenter, toujours au Musée MALBA. C’est un peu excentrique et ça limite certainement l’importance des auditoires. Mais le petit carré de mes «admirateurs» fidèles étaient là, ce qui rend la chose plutôt agréable. À partir de samedi, les projections sont reprises Je suis finalement un peu déçu de ne pas avoir le temps de vraiment voir des films.

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Thursday 10 April 2008

troisième jour à Buenos Aires

Mauvaise nouvelle : en rentrant hier soir j'ai trouvé un mail de Bob. Son vol d'aujourd'hui sur American Airlines a été annulé hier comme 1900 autres vols de A.A. pour raison de non respect des normes de sécurité. C'est la panique dans les aéroports américains. Pour l'instant il n'a plus de billet d'avion pour venir à Buenos Aires. Il y a deux semaines c'était Delta. Le système aérien américain semble au bord de l'effondrement. J'ai l'impression que c'est le cauchemard des passeports (voir Beyrouth, 26/03/07) qui recommence. Je me prépare à l'idée de faire la pefrormance en solo avec une musique téléchargée. Mais les choses n'en sont pas encore là.

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Wednesday 9 April 2008

premier jour à Buenos Aires

10 heures d'avion plutôt pénibles entre Washington et Buenos Aires. Après 5 heures mon dos me faisait terriblement mal et rien à faire pour me soulager. Heureusement, aujourd'hui il n'en reste pas beaucoup de traces aujourd'hui. Acceuil tres chaleureux. C'était agréable de rencontrer en réel ces gens avec qui j'étais en contact par e-mail depuis quelques mois. Je ne peux pas dire que je saisis encore très bien cette ville. Aceuillante mais certainement pas une ville «latino» telle que je les connais, même si on y parle espagnol. Mais pour l'instant, je ne connais que le petit coin autour de mon hotel, dont la rue Carlos Gardel! Hier soir c'était l'ouverture du festival, un film brésilen qui semblait bien intéressant, mais j'ai laissé avant la fin car les sous-titres étaient en espagnol et ça ne faisait que parler sans arrêt, malgré mes efforts pour comprendre, après un certain temps j'ai dû déclarer forfait. Courte conversation avec Sergio Wolf, le nouveau directeur du festival qui m'a expliqué pourquoi il a tant tenu à faire cet événement autour de mon travail. Tout vient de l'Ange et l'automate qui lui avait été offert par Marco de Blois lors d'un passage à Montréal. Le destin suit parfois des chemins surprenant. Comme quoi, on ne peut savoir quelles seront les véritables conséquences d'un geste au moment où on le pose. La sortie de ce livre à Montréal m'avait semblée un peu inapperçue. J'ai pu l'offrir personnellement à pas mal de gens et cela a eu certains impacts mais son rayonnement public a été, pour dire le moins, limité. Et voilà qu'il est à l'origine de tout ce branle bas à Buenos Aires et qu'il est traduit en espagnol. Ce matin réunion technique pour Special Forces.

10 rather difficult hours of flight between Washington DC and Buenos Aires. After 5 hours, my back was really hurting and nothing I could do to relieve it. Fortunately, today the pain seems to have gotten back to "normal". I was welcomed in a very friendly way. It was really nice to finally meet the people I had been in contact with for months through e-mail. I cannot say I have a real grasp of this city yet. It is certainly not a «latino» city like some other I have known altough Spanish is the spoken language. But for the time being, I only know the small area around my hotel, including the Carlos Gardel Street. Last night, it was the opening evening of the festival with a Brasilian movie that sounded very interesting, but it was only subtitled in Spanish, so after a while of trying to understand, I left. I had a short talk with Sergio Wolf, the new director of the festival who explained me why he wanted so much to do this whole event around my work. Everything comes from my book L'Ange et l'automate (The Angel and the Automaton). It was given to him by Marco de Blois when he traveled in Montreal. Destiny sometimes follow strange and unexpected paths. It is never possible to know what the real consequences of something you do are going to be. The original release of this book in Montreal went somehow unnoticed. I could give it personnally to some people and I know this had some impact, but the public impact of it remained quite limited. And there it is, I find today that this had be at the origin of this full scale event in Buenos Aires and it has been translated in Spanish. This morning we are suppose to have a technical meeting about Special Forces.

Monday 7 April 2008

vers Buenos Aires

J'écris à l'aéroport Dulles de Washington. Je suis en route vers Buenos Aires. J'ai cinq heure à tuer ici avant l'embarquement. Je ne souhaite ça à personne. Nulle part de tranquille où se retirer, rien de décent à manger. Mais le plaisir de me rendre en Argentine fait passer tout cela. Même après quelques mois, je reste encore étonné de ce qui va arriver la bas dans le cadre du Buenos Aires Festival Internacional de Cinema Independiente: rétrospective complète (ce qui n'est pas si simple à organiser), traduction en espagnol de l'Ange et l'automate et performance avec Bob (Special Forces). Je ne sais pas exactement quelle est la connexion qui a enclenché une telle opération. Cela reste un mystère pour moi. Je ne suis pourtant pas si connu. Bref, j'ai devant moi deux semaines de festival, les projections de mes films, je sais que Bela Tar sera là, j'imagine que plusieurs de ses films que je n'ai pas vu seront présentés. Et tout ça à Buenos Aires! Sylvie vient me rejoindre vendredi et nous resteront une semaine de plus pour un peu de vacances ailleurs en Argentine. J'essaierai de tenir un journal assez suivi de ce voyage.

I write from the Dulles Airport in Washington D.C.. I am heading rowards Buenos Aires. I have five hours to kill here before boarding for my final destination. I don't wish this to anybody, no quiet ares to retire, no decent food. But the pleasure of going to Argentina turns this into small problems. Even after a few months, I remain still astonished by what is going to happen at the Buenos Aires Festival Internacional de Cinema Independiente: a complete retrospective of my films (this is not that simple to organize), a psanish translation of my book l'Ange et l'automate and a performance with Bob (Special Forces). I don't know exactly what s the connection that made all of this possible. It remains a mystery for me. I am not that well known. Anyway I am looking forward to two weeks of festival, projections of my films, I know Bela Tar is going ro be there, I suppose some of his film that I have not seen are going to be shown. And all of this in Buenos Aires! Sylvie is going to arrive on Friday and we sill stay in Argentina one more week to travel around a little bit. I will try to write a steady diary of this trip.