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vidéo de Entre la science et les ordures

vidéo de Espèces menacées

vidéo de La statue de Giordano Bruno

vidéo de Special Forces

vidéo de Living Cinema à Roulette - Special Forces.


Ce projet a d’abord commencé par un spectacle présenté à San Francisco au Yerba Buena Center for the Arts, en février 2000, sous le titre Entre ciencia y basura. Il comprenait de la musique (Bob Ostertag), de la gravure sur pellicule en direct (Pierre Hébert) et du théâtre (Baltazar Lopez). Il s’est poursuivi sous une forme plus légère, plus apte à la tournée, avec Bob Ostertag et Pierre Hébert.

La première phase du projet consista en l’écriture d’un logiciel de traitement vidéo en direct pour Pierre Hébert qui ainsi abandonna défénitivement la gravure sur pellicule en direct comme base de performance. Grâce à l’appuie de Joshua Kit Clayton, Bob Ostertag a écri ce logiciel avec la première version béta de ce qui allait quelques années plus tard devenir le populaire logiciel de traitement vidéo Jitter. Between Science and Garbage, la première pièce de Living Cinema, fut un des premiers spectacles à être présenté en public avec Jitter, cela bien avant qu’il ne fut commercialisé. Le développement de ce logiciel, tant pour s’adapter aux besoins de la performance elle-même que pour suivre l’évolution de Jitter, fut une partie importante de l’histoire de Living Cinema. Cependant, le but de ce projet ne fut jamais l’ostentation de prouesses informatiques, mais plutôt de constamment mettre en scène la confrontation entre le déploiement corporel des performeurs et l’action des machines de sorte à ce que le processus reste le plus transparent possible aux yeux des spectateurs.

Bien qu’il y ait eu quelques performances exploratoires au printemps 2001, le véritable point de départ de Between Science and Garbage et de Living Cinema fut le spectacle présenté au Walker Center for the Arts, à Minneapolis, le 20 septembre 2001, une semaine après l’attaque du World trade Center à New York. C’est à ce moment que le projet a trouvé son caractère de commentaire à vif, sur le fil du razoir, de l’état du monde. Between Science and Garbage a été présenté pendant deux ans, jusqu’au de la guerre en Irak. À ce moment, une version film de la performance a été réalisée et publiée en DVD sous étiquette Tzadik. Hébert et Ostertag ont alors enchaîné avec une nouvelle pièce Endangered Species, qui faisait référence à la poursuite de la guerre en Irak et à la réélection de Georges W. Bush à la présidence des États-Unis. Cette pièce a été présentée jusqu’à la fin de 2005. Une version film est en préparation.

Special Forces, la toute nouvelle pièce de Living Cinema, fut inspiré par les bombardements du Liban à l’été 2006. Après quelques présentations à l’état de work in progress, la première mondiale a eu lieu en avril 2007 à Beyrouth même, dans le cadre su festival Irtijal de musique expérimentale. Elle a ensuite été présenté au San Francisco International Film Festival, à Roulette à NewYork et au Festival international du cinéma indépendant de Buenos Aires.

La décision de faire Special Forces s’est joué très rapidement au court d’un bref coup de fil entre Bob Ostertag et moi au mois d’aout 2006 alors que les bombardements du Liban faisaient rage. Pendant des mois, nous avions peiné sur une nouvelle pièce traitant des jeux d’ordinateur sans résultat convaincant. Quand nous avons parlé ce jour-là, nous étions tous les deux bouleversés par ce qui était en train de se passer et nous pensions qu’il était nécessaire de réagir. C’est une des beautés du projet Living Cinema que de pouvoir réagir rapidement aux événements. Nous avons donc décidé de réorienter notre projet et d’utiliser nos images et nos sons de jeux d’ordinateur pour commenter la guerre au Liban. Quelques jours plus tard, nous recevions un courriel de Beyrouth du festival Irtijal nous demandant d’aller y présenter «quelque chose» en avril 2007. L’invitation a donné à la pièce une forte focalisation. Nous étions engagés à présenter à Beyrouth la première de cette pièce…en supposant que nous pourrions nous y rendre à cette date. C’est venu d’une réaction très viscérale à ce qui se passait en particulier au fait qu’une grande partie des victimes était des enfants. Mais cette présentation à Beyrouth est rapidement apparue comme quelque chose de redoutable impliquant de sérieux problèmes d’éthique quant à ce que cela signifiait d’aller devant un auditoire libanais et présenter des images de la guerre dont ils avaient souffert. Mais nous n’avions plus le choix. Cela fait partie de l’idée de Living Cinema que de faire les choses sur le fil du rasoir.

Depuis 2001, il y a eu une soixantaine de présentations de Living Cinema à travers le monde (aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, en Argentine, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France, au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Slovénie, au Liban et au Japon). Le fait qu’il s’agisse d’un travail totalement improvisé a permis de constamment adapter la performance aux événements les plus récents de l’actualité internationale. La présentation de la pièce principale a souvent été accompagné de pièces de circonstance faite à partir d’images vidéo tournées le jour même dans les villes où la performance était présentée (par exemple, La statue de Giordano Bruno qui fut présentée à Rome d'après un tournage vidéo fait l'après-midi même sur le Campo dei fiori. Visionnez la VIDÉO).

Pour plus d’information au sujet de Living Cinema et des conditions de présentation d’une performance, contacter Pierre Hébert (ph@pierrehebert.com) ou Bob Ostertag (bob.ostertag@mac.com)

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