Biographie
By Pierre Hébert,
Friday 29 February 2008 at 16:27 :: Biography
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Pierre Hébert, récipiendaire en 2004 du prix du Québec Albert-Tessier pour le cinéma, est né à Montréal, le 19 janvier 1944. En 1962, il entreprend des études en anthropologie à l’Université de Montréal dans l’intention de devenir archéologue. Parallèlement à ces études, il poursuit une activité d’artiste visuel et de réalisateur indépendant de films d’animation. Ainsi, de 1964 à 1967, il fréquente l’Atelier libre de recherche graphique de Richard Lacroix où il s’initie aux techniques de gravure. Mais l’événement déterminant est la rencontre avec Norman McLaren, en 1962, qui l’encourage à poursuivre ses expériences d’animation gravée directement sur pellicule, technique qui va rester l’axe central de son travail jusqu’en 1999.
De 1965 à 1999, Pierre Hébert est à l’emploi de l’Office national du film du Canada. Il fait d’abord partie du studio d’animation de la Production anglaise puis, en 1969, il passe à la Production française où il sera brièvement producteur (1970-71) Il retourne ensuite à la réalisation jusqu’en 1996. Il devient alors directeur général adjoint du Programme français, assumant à ce titre la direction du studio animation- jeunesse. À la fin de 1999, il quitte l’ONF pour redevenir réalisateur et artiste indépendant.
De 1965 à 1971, il réalise une série de films expérimentaux qui explorent les phénomènes de perception (Op hop, Opus 3, Autour de la perception, Notions élémentaires de génétique). Par la suite, ses films vont témoigner de préoccupations sociales et politiques tout en gardant une approche expérimentale (Entre chiens et loup, Souvenirs de guerre).
À partir de 1982, il prend part à de nombreux projets multidisciplinaires qui le conduisent à collaborer avec des musiciens des chorégraphes et des écrivains. En 1986, il invente une forme inusitée de spectacle (animation improvisée en gravant sur la pellicule en direct) qui le conduira à se produire dans de nombreux pays. À partir de 2001, en collaboration avec le musicien américain Bob Ostertag, il poursuit le même genre d’expériences sous une forme renouvelée, grâce à l’usage de l’informatique (Living Cinema).
En 1991, il entreprend la réalisation d’un long-métrage (La Plante humaine). Ce film, co-production entre l'ONF et la société française Arcadia Films, est terminé au début 1996 et sort en salle commerciale à Montréal en novembre 1996 et à Paris en avril 1997.
Il a fait partie de l'équipe de diverses revues de cinéma (Objectif, 1964-67 ; Format Cinéma, 1983-86) et écrit régulièrement dans plusieurs autres publications. En 1999, il publie un essai sur le cinéma d’animation (L’Ange et l’automate, Les 400 coups, Montréal) et en 2006 une collection d’articles (Corps, langage, technologie, Les 400 coups, Montréal) Il a enseigné la technique et l'histoire du cinéma d'animation à l’École des Beaux-Arts de Montréal (1968), à l'Université Laval (Québec, 1974-78) et à l'Université de Montréal (1975-1978). De 1975 à 1979, il a donné de nombreux ateliers pratiques sur les méthodes de productions artisanales en cinéma d'animation (Bas St Laurent, Acadie, Montréal). Il s'est également associé à plusieurs institutions œuvrant dans le domaine du cinéma, particulièrement La Cinémathèque Québécoise dont il fut président de 1993 à 1995.
Prix et mentions
- 2004- Prix Albert Tessier (prix du Québec pour le cinéma) pour l’ensemble de son oeuvre.
- 2004- Prix du Conseil des arts et des lettres du Québec à la création pour Entre la science et les ordures.
- 1997- Prix AQCC/SODEC du meilleur long-métrage québécois de l’année 1996 accordé à La Plante humaine.
- 1997- Prix cinéma de l’Office des communications sociales accordé à La Plante humaine.
- 1993-Prix AQEC/Olivieri pour le meilleur article théorique sur le cinéma.
- 1988- Premier récipiendaire du prix Héritage Norman McLaren pour l’ensemble de son oeuvre.
- 1987- Bessy Award (NewYork Dance and Performance Award) pour les films du spectacle de danse The Technology of Tears.
- 1986- Melkweg Cinema Award for Reality Research (décerné par le Melkweg Cinema à Amsterdam) pour l’ensemble de son oeuvre.
- 1985- Prix du meilleur court-métrage québecois décerné par l’Association québécoise des critiques de cinéma à Chants et danses du monde inanimé – le métro.

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